FRANCFORT, 2 décembre (Reuters) - Deutsche Bank DBKGn.DE
ne court pas le risque d'être rachetée, déclare Christian
Sewing, président du directoire de la première banque allemande,
dont le titre a touché un plus bas historique vendredi à la
suite de deux journée de perquisitions dans les locaux de
l'établissement, dans le cadre d'une enquête de blanchiment
d'argent liée aux "Panama papers".
L'action Deutsche Bank a chuté de 6,2% sur les deux séances
de jeudi et de vendredi du fait de ces perquisitions.
Cela porte son recul depuis le début de l'année )
plus de 49%, contre un repli de 22% pour l'indice regroupant les
valeurs bancaires européennes .SX7P sur la période.
Deutsche Bank a beau avoir écarté les spéculations de fusion
fin septembre, après des articles suggérant que la banque
pourrait se rapprocher de son concurrent allemand Commerzbank
CBKG.DE ou du suisse UBS UBSG.S , les bruits d'un éventuel
rapprochement ont continué de courir.
"Je n'ai aucune indication (concernant une fusion). Nous
sommes bien partis pour réaliser notre premier bénéfice en trois
ans. Ces progrès ne tarderont pas à être traduits dans notre
cours de Bourse, ce n'est qu'une question de temps", déclare
Christian Sewing dans un entretien publié par le journal Bild am
Sonntag.
(Tom Sims, Dominique Rodriguez pour le service français, édité
par Benoît Van Overstraeten)