Dégradations de la mairie de Fresnes: un dixième mineur en garde à vue
information fournie par AFP 31/03/2026 à 22:06

TCapture d'écran d'une vidéo de surveillance de la mairie, partiellement pixélisée avant d'être diffusée par le maire de Fresnes, le 28 mars 2026, montrant des intrus cagoulés pénétrant par effraction dans la mairie de Fresnes dans la nuit du 28 mars 2026 ( CCTV / FRESNES CITY HALL / - )

Un dixième adolescent a été placé en garde à vue mardi après-midi dans le cadre de l'enquête sur les dégradations de la mairie de Fresnes (Val-de-Marne), commises vendredi soir, a indiqué une source proche du dossier à l'AFP, confirmant une information du Parisien.

Dans la matinée, neuf mineurs avaient été placés en garde à vue, selon le parquet de Créteil à l'AFP.

"La Sûreté territoriale du Val-de-Marne a procédé ce jour à l’interpellation de neuf mineurs qui ont été placés en garde à vue des chefs de destruction par moyen dangereux en bande organisée, vol en bande organisée et dégradation du bien d’autrui aggravé par deux circonstances", détaille le ministère public.

"Les investigations se poursuivent et aucune autre information ne peut être communiquée à ce stade", ajoute le parquet.

Selon une autre source proche du dossier, les adolescents sont âgés de 14 à 16 ans et originaires de Fresnes et des alentours.

Dans la nuit de vendredi à samedi, à la veille de l'installation du nouveau maire LR, les locaux de la mairie de Fresnes et de commerces voisins ont été dégradés par plusieurs personnes encagoulées.

Sur des images de vidéosurveillance consultées par l'AFP, on voit une dizaine de personnes s'approcher de la mairie et briser la porte d'entrée à l'aide de ce qui ressemble à un mortier d'artifice.

Une fois à l'intérieur, rejoints par plusieurs autres personnes également masquées, elles cassent tout ce qui se trouve dans l'entrée de la mairie, à coup de bâtons et de jets de projectiles.

Le nouveau maire de la commune, Christophe Carlier, avait évoqué auprès de l'AFP un préjudice "colossal" pour le fonctionnement des services, selon lui "clairement lié à l'élection".

"Je félicite les enquêteurs de la Sûreté territoriale du Val-de-Marne de la préfecture de police pour cette affaire rondement menée qui se traduit par des interpellations rapides. Force restera toujours à la loi", s'est réjoui le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez sur X.