Défense britannique : les industriels à l'affût des engagements budgétaires information fournie par AOF 27/10/2026 à 12:55
(Zonebourse.com) - Le ministère britannique de la Défense détaille l'ampleur de ses dépenses auprès de l'industrie nationale et leurs retombées sur l'emploi. Publié aujourd'hui, le rapport UK Defence Footprint 2026 revient notamment sur les contrats majeurs déjà conclus avec Rolls-Royce, BAE Systems, Thales, Babcock et Leonardo.
Le chiffre a de quoi donner le vertige : le Royaume-Uni prévoit de consacrer 298 MdsGBP à sa défense au cours des quatre prochaines années.
Sur l'exercice 2025-2026, les dépenses du ministère auprès des entreprises britanniques ont atteint 34,1 MdsGBP, en hausse de 3%, dont 1,3 MdGBP directement auprès des PME. Ces dépenses ont soutenu 274 000 emplois industriels en 2024-2025, en progression de 10%.
Le rapport publié ce jour revient sur plusieurs contrats majeurs attribués aux industriels, notamment 9 MdsGBP pour Rolls-Royce dans les sous-marins nucléaires, 5,9 MdsGBP pour BAE Systems dans le programme Dreadnought, 1,6 MdGBP pour Thales dans les missiles destinés à l'Ukraine, 1,6 MdGBP pour Babcock dans la maintenance des équipements de l'armée et 1 MdGBP pour Leonardo dans les hélicoptères militaires.
Par ailleurs, rappelons que le Premier ministre Andy Burnham s'est engagé à financer intégralement le plan d'investissement dans la défense, à porter les dépenses militaires britanniques à 3% du PIB d'ici 2030 et à présenter, lors de la publication du budget, une feuille de route pour atteindre l'objectif de 3,5% du PIB fixé par l'OTAN. Le budget doit être présenté demain, mercredi 28 octobre.
Des engagements qui offrent plus de visibilité
"Un engagement à porter les dépenses de défense à 3% du PIB d'ici 2030 serait favorable aux groupes britanniques que nous suivons, BAE Systems (Conserver) et Rolls-Royce (Acheter)", note Chloé Lemarie, spécialiste défense chez Jefferies. Selon la spécialiste, cet engagement apporterait davantage de visibilité par rapport au précédent engagement du gouvernement, plus flou, qui prévoyait d'atteindre ce seuil de 3% "au cours de la prochaine législature (au plus tôt en 2029)."
Dans une note publiée la veille, Jefferies souligne que Babcock et QinetiQ sont les entreprises de son univers de couverture les plus exposées aux dépenses du ministère britannique de la Défense, devant Cohort, également bien positionné. En revanche, Chemring dépend davantage des budgets britanniques consacrés à la sécurité nationale.
Lors d'une précédente analyse qui prenait l'hypothèse d'un budget de défense atteignant 3% du PIB en 2030 et d'une augmentation de la part consacrée aux équipements, Jefferies évoquait une croissance annuelle moyenne des dépenses à un rythme élevé à un chiffre entre les exercices 2025 et 2029.
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