Début de semaine prudent en Europe
information fournie par Zonebourse 02/11/2026 à 10:32

Sur le Vieux Continent, les investisseurs limitent les prises de risque en ce début de semaine/mois. A Paris, le CAC 40 s'affiche en hausse de 0,31%, à 7 994 points, à Francfort, le DAX 40 grappille 0,11% et à Londres, le FTSE 100 cède 0,11%.

Au mois d'octobre, la place parisienne a fait du quasi-surplace avec un gain insignifiant de 0,06%.

Les intervenants ont déjà pas mal d'informations à digérer. Vendredi soir, après la clôture en Europe, Fitch Ratings a révisé de "stable" à "négative" la perspective de la note de la France. Pour se justifier, l'agence de notation évoque une détérioration de la situation depuis son examen d'août 2026, caractérisée par une croissance plus faible, une hausse des coûts d'emprunt et un creusement du déficit. Pour Fitch : "ensemble, ces facteurs aggravent la dynamique de la dette, qui partait déjà d'une situation fragile. La fragmentation politique persistante et un contexte social difficile compliquent davantage la mise en oeuvre d'un assainissement budgétaire durable".

D'un autre côté, la tendance en Europe résiste grâce à une baisse des cours de l'or noir. A 10h30, le WTI à New York perd 2,25%, à 99,90 dollars, tandis que le Brent de la mer du Nord à Londres recule de 2,16%, à 109,07 dollars.

Ce répit est lié aux pourparlers entre responsables iraniens et qataris qui alimentent l'espoir d'un accord destiné à mettre fin au conflit opposant les Etats-Unis, Israël et l'Iran.

Dans l'actualité macro-économique

En France, l'indice PMI manufacturier de S&P Global a finalement moins reculé que prévu en s'installant à 49,5 points, contre une première estimation à 49,3 après 50,6 points en septembre. Sous les 50 points, il signifie que l'activité dans ce secteur est en phase de contraction. Pour Joe Hayes, senior principal economist à S&P Global : "le secteur manufacturier français peine à retrouver le chemin d'une croissance durable, et la forte dégradation de la demande enregistrée en octobre ne permet guère d'espérer une reprise dans les mois à venir".

En Allemagne, ce même indicateur a progressé conformément aux prévisions à 54,2 points, contre 53,9 un mois plus tôt.

Enfin, pour l'ensemble de la zone euro, il s'est installé à 52,7 points, là où les analystes tablaient sur un décélération de l'activité plus prononcée à 52,4 points.

Cet après-midi, aux Etats-Unis, il faudra surveiller l'indice PMI manufacturier de l'ISM d'octobre (16h).

Sur le marché des devises, l'euro remonte nettement face au billet vert ( 0,71%) et se négocie contre 1,1235 dollar, au plus haut depuis le 21 octobre.

Du côté des sociétés

En ce qui concerne les valeurs, Alstom chute de 27,36%. Au premier semestre de son exercice 2026-2027, le groupe a dévoilé une nette dégradation de sa rentabilité qui l'a contraint à réviser fortement ses objectifs annuels. La marge d'exploitation ajustée est désormais attendue à environ 1% sur l'année, contre environ 6,5% précédemment. Le cash-flow libre devrait s'établir à -1,5 milliard d'euros, contre une prévision initiale d'un flux positif. Au niveau du chiffre d'affaires, il devrait croître de 2 à 4%, contre 5% auparavant et le volume de production est ajusté de 4 400-4 500 unités, à 4 000 voitures.

Forvia avance de 1,67%, après avoir dévoilé des ventes quasi-stables au troisième trimestre et confirmé ses objectifs financiers annuels.

2CRSi trébuche de 18,21%. Le groupe a dévoilé des revenus annuels en hausse de 75%, à 386,5 millions d'euros, mais n'a pas atteint l'objectif de 400 millions d'euros qu'il s'était fixé. L'Ebitda est également inférieur de 1,8 million d'euros à l'objectif, même s'il a été multiplié par 6,1.

VusionGroup s'affiche en forte hausse peu après l'ouverture ( 6,38%, à 143,40 euros), soutenu par une note de Citigroup qui a adopté une recommandation à l'achat sur le titre, assortie d'un niveau de risque élevé, avec un objectif de cours de 250 euros.

Ailleurs en Europe, Roche trébuche de 1,70% après une dégradation d'UBS qui est passé d'acheter à neutre en augmentant toutefois sa cible de cours de 376 à 420 francs suisses.

Ryanair gagne 1,62%, son bénéfice net s'est établi à 1,61 milliard d'euros (MdEUR) au deuxième trimestre de son exercice 2026-2027, contre 1,72 MdEUR un an plus tôt, soit un recul de 6%.