CVC reviendrait à la charge sur Nexi pour 9 milliards d'euros information fournie par Zonebourse 29/04/2026 à 06:11
Le fonds CVC envisagerait d'acheter le fournisseur de services de paiement italien Nexi pour 9 milliards d'euros, dette comprise, selon les informations du Financial Times. Mais l'issue dépend largement du feu vert des autorités italiennes, très attentives au contrôle des infrastructures financières.
CVC étudierait une nouvelle offre pour racheter Nexi, dont le cours a chuté d'environ 65% en quatre ans, après avoir déjà tenté à deux reprises d'en prendre le contrôle. Le groupe de paiements, dont les principaux actionnaires sont Hellman & Friedman (22,2% du capital) et la CDP, la caisse des dépôts italienne (19,1%), subit une forte pression sur ses commissions et la renégociation de ses contrats clés, dans un environnement concurrentiel rude. Le projet valoriserait Nexi à 9 milliards d'euros, dette comprise, mais reste suspendu à l'aval du gouvernement italien, qui peut bloquer toute prise de contrôle étrangère via ses pouvoirs "golden power", indique le FT.
Pour contourner cet obstacle, CVC envisagerait de séparer la division de solutions bancaires numériques, jugée stratégique, et de la céder à un acteur public comme la CDP. Cette piste ne convainc pas à ce stade, et certains doutent qu'elle suffise à rassurer Rome. Le fonds souhaite repositionner Nexi comme une entreprise de logiciels, dans un contexte de remise en cause de son modèle après une expansion rapide. Les discussions restent préliminaires et pourraient ne pas aboutir, tandis que Nexi a récemment changé de direction avec l'arrivée de Bernardo Mingrone à sa tête.
Nexi capitalise actuellement 4,5 MdsEUR (sur la base d'un cours de 3,85 EUR), mais porte une dette nette qui devrait atteindre 4,5 MdsEUR d'ici la fin de l'année. Sa valeur d'entreprise est donc déjà voisine de 9 MdsEUR.
CVC étudierait une nouvelle offre pour racheter Nexi, dont le cours a chuté d'environ 65% en quatre ans, après avoir déjà tenté à deux reprises d'en prendre le contrôle. Le groupe de paiements, dont les principaux actionnaires sont Hellman & Friedman (22,2% du capital) et la CDP, la caisse des dépôts italienne (19,1%), subit une forte pression sur ses commissions et la renégociation de ses contrats clés, dans un environnement concurrentiel rude. Le projet valoriserait Nexi à 9 milliards d'euros, dette comprise, mais reste suspendu à l'aval du gouvernement italien, qui peut bloquer toute prise de contrôle étrangère via ses pouvoirs "golden power", indique le FT.
Pour contourner cet obstacle, CVC envisagerait de séparer la division de solutions bancaires numériques, jugée stratégique, et de la céder à un acteur public comme la CDP. Cette piste ne convainc pas à ce stade, et certains doutent qu'elle suffise à rassurer Rome. Le fonds souhaite repositionner Nexi comme une entreprise de logiciels, dans un contexte de remise en cause de son modèle après une expansion rapide. Les discussions restent préliminaires et pourraient ne pas aboutir, tandis que Nexi a récemment changé de direction avec l'arrivée de Bernardo Mingrone à sa tête.
Nexi capitalise actuellement 4,5 MdsEUR (sur la base d'un cours de 3,85 EUR), mais porte une dette nette qui devrait atteindre 4,5 MdsEUR d'ici la fin de l'année. Sa valeur d'entreprise est donc déjà voisine de 9 MdsEUR.