Crédit Agricole: un deuxième trimestre tiré par les caisses régionales information fournie par Boursorama avec AFP 31/07/2026 à 10:24
Le géant bancaire français Crédit Agricole a publié vendredi des résultats en hausse pour le deuxième trimestre, salués par les marchés, tirés par les bénéfices réalisés par les caisses régionales du groupe et par les activités de la branche assurances.
Le titre du groupe gagnait 5,14% dans les premiers échanges à la Bourse de Paris, vers 09H10 GMT, à 19,75 euros, dans un CAC 40 en légère hausse de 0,49%.
Le groupe Crédit Agricole a vu son bénéfice net augmenter de 7,8% sur un an à 2,7 milliards d'euros, grâce notamment aux caisses régionales, qui ont multiplié par 3,5 leur contribution sur un an, à 634 millions d’euros, souligne le groupe vendredi dans un communiqué.
Le bénéfice net consolidé des caisses régionales s’élève à 2,9 milliards d'euros, en hausse de 24% par rapport au deuxième trimestre 2025.
Pris seul, le bénéfice net de Crédit Agricole SA (Casa), entité cotée du groupe, est en recul à 2 milliards d'euros au deuxième trimestre, contre 2,3 milliards au deuxième trimestre 2025.
Cela s'explique par la baisse de 12,1% sur un an de la branche Gestion de l'épargne et Assurances qui s'est séparée d'Amundi US en 2025. Sans cet effet de comparaison, le bénéfice net serait en hausse de 6% sur la période.
"L'activité a été très dynamique sur ce deuxième trimestre, dans la foulée du premier trimestre, dans tous les métiers", a commenté lors d'une visioconférence de presse Olivier Gavalda, le directeur général de Crédit Agricole SA (Casa).
"Solide performance"
Les analystes de Jefferies ont salué "une solide performance" dans les revenus qui compense "une légère déception sur les coûts" avec un résultat avant impôts supérieur de 13% aux estimations.
"La banque d'investissement, LCL et Amundi sont à l'origine de cet écart par rapport aux attentes du marché", soulignent-ils.
Le produit net bancaire (PNB, équivalent du chiffre d'affaires dans le secteur) du groupe est lui en hausse de 12,9%, à 10,8 milliards d'euros.
La branche assurance réalise un trimestre "historique" avec un chiffre d'affaires en forte hausse de 18%, indique Crédit Agricole dans le communiqué.
En termes de performance commerciale, "en dépit de la concurrence des banques directes, des néo-banques, nous avons attiré 580.000 nouveaux clients (net, NDLR), une progression de 9% par rapport au deuxième trimestre 2025", a salué M. Gavalda.
Le groupe a également retrouvé une "belle dynamique" en termes de production de crédit, en progression de 8%, avec 36 milliards de nouveaux crédits au deuxième trimestre dans l'ensemble des banques de détail, que ce soit en France, en Pologne ou en Italie, selon M. Gavalda.
Fusion italienne
Le dirigeant est également revenu sur les positions du Crédit Agricole en Italie.
Le Crédit Agricole monte progressivement depuis plusieurs années au capital de la banque italienne Banco BPM, dont il est devenu le premier actionnaire. La banque française a annoncé début juillet qu'elle détenait désormais 29,3% du capital de la banque italienne.
Début juin, Banco BPM, avait proposé une "fusion entre égaux" à un autre grand établissement italien, Banca Monte dei Paschi di Siena (MPS).
Alors que le journal italien la Stampa indiquait cette semaine que le Crédit Agricole "aurait fait part de sa disposition à négocier son feu vert à l'opération" de fusion entre MPS et Banco BPM en Italie "en échange de concessions spécifiques", Olivier Gavalda a été catégorique: "ce qui est écrit dans la presse est complètement faux à ce jour".
"Nous n'avons reçu aucun projet, aucune information sur un rapprochement potentiel entre MPS et BPM", "nous sommes donc incapables de vous dire si ce projet pourrait créer de la valeur pour les actionnaires de BPM", a-t-il ajouté.
"Nous n'avons pas connaissance de la moindre concrétisation de cette proposition de discussion", a complété le directeur général délégué Jérome Grivet.
"Avec 29,3% du capital de BPM, nous sommes incontournables. Ça veut dire que rien ne peut se faire contre nous ou sans nous. Mais on n'est évidemment pas les seuls décideurs", a-t-il ajouté.