Continental dépasse les attentes au 2e trimestre, porté par la demande de pneumatiques
information fournie par Reuters 04/08/2026 à 08:46

Ligne de production de Continental AG à l'usine de Korbach

Continental a fait état mardi ‌d'un résultat d'exploitation au deuxième trimestre supérieur aux attentes, porté par la ​résilience de son activité pneumatiques et par un impact plus limité des effets de change et des droits de douane, qui a compensé la ​faiblesse persistante de la production automobile mondiale et du marché nord-américain des pneumatiques de remplacement.

L'équipementier automobile ​allemand, qui est en train de se ⁠séparer de ses activités non stratégiques pour devenir un fabricant exclusivement ‌spécialisé dans les pneumatiques, a enregistré un Ebit ajusté de 570 millions d’euros, contre 422 millions l'an dernier.

Les analystes ​tablaient en moyenne sur ‌539,4 millions d’euros selon un consensus fourni par Continental.

"Les ⁠principaux facteurs (...) ont été une part plus importante de pneumatiques de 18 pouces et plus, un impact plus limité des effets de change et des ⁠droits de douane, ‌ainsi que les effets favorables des prix des matières premières", ⁠a déclaré Roland Welzbacher, directeur financier.

"Pour le deuxième semestre, nous nous ‌attendons toutefois à une hausse substantielle des coûts des matières ⁠premières et avons déjà pris des mesures pour y ⁠faire face", a-t-il ajouté.

Continental ‌a procédé à un réajustement stratégique majeur afin de se séparer de ​ses actifs hors pneumatiques et de ‌se concentrer sur ses activités les plus rentables.

À la suite de la vente convenue de ​sa division de plastiques et de caoutchoucs ContiTech, le groupe basé à Hanovre prévoit un chiffre d’affaires annuel compris entre environ 13,2 ⁠et 14,2 milliards d’euros, ainsi qu’une marge opérationnelle ajustée comprise entre environ 12% et 13,5%.

Continental avait auparavant tablé sur un chiffre d’affaires compris entre 17,3 et 18,9 milliards d’euros et une marge opérationnelle ajustée de 11% à 12,5%.

(Rédigé par Emanuele Berro et Simon Ferdinand Eibach, version française Elena Smirnova, ​édité par Augustin Turpin)