Commerzbank dénonce à nouveau un procédé "inhabituel" dans l'offre hostile UniCredit information fournie par Boursorama avec AFP 10/06/2026 à 17:30
Commerzbank a de nouveau pointé mercredi le procédé "toujours inhabituel" lié à l'acceptation de l'offre hostile de reprise par UniCredit, qui s'était défendue la veille des accusations de manipulation par la banque allemande.
Dans une communication désormais quotidienne sur le degré d'avancement de son offre, UniCredit a indiqué mercredi un taux d'acceptation de 10,95%, qui vient s'ajouter à une participation de 26,7% déjà acquise au moment de lancer début mai son offre de reprise sur sa rivale allemande valorisée 35 milliards d'euros.
Or, "aucun investisseur institutionnel n'a été identifié comme ayant accepté l'offre", martèle Commerzbank dans un communiqué, en se basant sur la structure de son actionnariat.
Et pour cause: l'acceptation de l'offre "ne suit aucune logique économique" car le cours de l'action de la cible est resté en permanence supérieur au prix découlant de l'offre, dernièrement d'environ 6% ou 2,30 euros par action, fait valoir l'établissement francfortois.
En réalité, "les actions apportées proviennent presque exclusivement de banques et de parties liées à UniCredit, qui ne détenaient pas de participations significatives dans Commerzbank avant l'offre publique", est-il indiqué.
Commerzbank affirme qu'UniCredit et les parties qui lui sont liées n'ont jusqu'à présent fourni au marché "aucune information explicative sur les incitations économiques à accepter l'offre".
La banque allemande fournit toutes les données entourant l'offre au gendarme financier allemand, la BaFin, pour "contribuer à éclaircir la situation".
La confrontation depuis plus d'un an entre la deuxième banque italienne par la taille, UniCredit, et Commerzbank, objet de sa convoitise, tourne à la bataille de communiqués.
Mardi, la direction d'Unicredit a critiqué dans la presse italienne des accusations de Commerzbank dépourvues "de tout fondement, aussi bien factuel que juridique".
Dépasser le seuil de 30% du capital de Commerzbank permettait à UniCredit d'éviter d'avoir à lancer ultérieurement une nouvelle offre sur la totalité du capital.