Coil renoue avec un EBITDA positif au premier semestre
information fournie par Zonebourse 30/10/2026 à 18:05

Le spécialiste mondial de l'anodisation de l'aluminium a dévoilé un net redressement de sa rentabilité opérationnelle au titre du premier semestre 2026, soutenu par la réorientation de son modèle vers la sous-traitance et une réduction marquée de ses charges.

Sur les six premiers mois de l'exercice, le chiffre d'affaires a progressé de 3,2% pour atteindre 8,9 millions d'euros. Cette hausse est portée par les activités de sous-traitance conclues avec les principaux laminoirs européens, dont les ventes ont grimpé de 10,7% à 7,7 millions d'euros pour représenter désormais 86% de l'activité globale. A l'inverse, les ventes packagées se sont repliées à 1,2 million d'euros (contre 1,7 million d'euros au premier semestre 2025).

L'Ebitda redevient positif à 0,9 million d'euros, contre -2,3 millions d'euros un an plus tôt, soit un bond de 3,2 millions d'euros sous l'effet conjugué d'une progression de la marge brute ( 0,7 million d'euros) et d'une baisse des charges opérationnelles (-2,5 millions d'euros), en particulier des frais de management. Le résultat d'exploitation s'est amélioré de 3,3 millions d'euros pour s'établir quasi à l'équilibre à -0,1 million d'euros (contre -3,4 millions d'euros un an plus tôt), après 1,1 million d'euros de dotations aux amortissements et provisions. La perte nette semestrielle s'est nettement réduite à -0,4 million d'euros, contre -3,6 millions d'euros un an auparavant, en intégrant 0,2 million d'euros de charges financières nettes.

Pour la seconde partie de l'année, la prudence reste de mise. Le chiffre d'affaires du troisième trimestre s'est contracté de 14,6% à 4,5 millions d'euros, portant l'activité sur neuf mois à 13,4 millions d'euros (contre 13,9 millions d'euros à fin septembre 2025). Dans un marché incertain, Coil prévoit pour le second semestre une activité globalement comparable à celle du premier, ce qui pourrait conduire à un chiffre d'affaires annuel inférieur à celui de 2025 compte tenu d'une base de comparaison élevée au second semestre 2025.