Citi: Le bénéfice bondit de 42% au T1, la volatilité stimule le trading
information fournie par Reuters 14/04/2026 à 14:51

Illustration du logo de Citi Bank

par Tatiana Bautzer et Prakhar Srivastava

‌Citigroup a fait état mardi d'un bond de 42% de son bénéfice au ​premier trimestre, les tensions géopolitiques ayant alimenté la volatilité des marchés et les revenus du trading, tandis que la forte activité de transactions a stimulé les ​commissions de la banque d'investissement.

Les salles de marché ont tiré parti de la volatilité accrue sur toutes ​les classes d'actifs avec le conflit au ⁠Moyen-Orient, tandis que les inquiétudes liées aux bouleversements induits par l'IA ‌ont déclenché un mouvement à la vente sur les actions du secteur des logiciels.

Le rééquilibrage des portefeuilles par les clients et ​les fortes fluctuations de prix ‌ont stimulé les volumes de négociation.

Le bénéfice a atteint ⁠5,8 milliards de dollars, soit 3,06 dollars par action, sur les trois mois au 31 mars, a annoncé la troisième banque américaine, après 4,1 milliards de ⁠dollars, soit 1,96 ‌dollar par action, un an plus tôt.

Citi a dépassé son objectif ⁠de rentabilité au premier trimestre, affichant un rendement de 13,1% sur les ‌fonds propres tangibles. La banque vise un rendement de 10% ⁠à 11% pour l'ensemble de l'année.

Les bénéfices des autres grandes ⁠banques américaines, comme Goldman ‌Sachs, JPMorgan ou Wells Fargo, ont également dépassé les attentes des analystes au ​premier trimestre. Les résultats de Bank ‌of America et Morgan Stanley sont attendus mercredi.

Le chiffre d'affaires trimestriel de Citi a atteint un record ​de 10 ans à 24,6 milliards de dollars, stimulé par la volatilité, faisant grimper ses revenus totaux sur les marchés de 19% par ⁠rapport à l'année précédente, à 7,2 milliards de dollars.

Le revenu net d'intérêts (RNI), la différence entre ce que la banque gagne sur les prêts et ce qu'elle verse pour les dépôts, a augmenté de 12% sur un an.

L'action grimpait de 1% avant-Bourse.

(Rédigé par Prakhar Srivastava à Bangalore et Tatiana Bautzer à New York; ​version française Augustin Turpin)