Catastrophes naturelles : les pertes économiques en recul au premier semestre 2026, selon Swiss RE, qui s'inquiète toutefois pour la fin de l'année
information fournie par Boursorama avec Media Services 11/08/2026 à 14:13

Un "premier semestre moins coûteux ne signifie pas que le risque a disparu", souligne le réassureur.

Des maisons sinistrées après un ouragan à Menasha, aux États-Unis, le 28 juillet 2026. ( AFP / OCTAVIO JONES )

Les pertes économiques engendrées par les catastrophes naturelles ont significativement reculé au premier semestre 2026, à 100 milliards de dollars (86,6 milliards d'euros), selon une première estimation mardi 11 aoûtde Swiss Re. La donne pourrait cependant changer, les sesconds semestre étant généralement plus coûteux, selon le réassureur.

Ce montant est inférieur de plus d'un tiers par rapport à la même période l'an passé et de 10% par rapport à la moyenne sur 10 ans, a indiqué mardi le réassureur suisse qui fournit chaque semestre une estimation des dégâts et frais pour l'ensemble du secteur l'assurance.

Au premier semestre, la facture des assureurs pour les catastrophes naturelles s'est quant à elle montée à 42 milliards de dollars, soit son plus bas niveau depuis "le premier semestre 2020" , a indiqué le réassureur dans un communiqué. Ce montant est inférieur de 16% à la moyenne sur 10 ans, et est bien moindre qu'au premier semestre 2025. La facture avait alors grimpé à 91 milliards de dollars en raison des coûteux incendies de Los Angeles.

Le groupe, qui sert d'assureur aux assureurs, reste toutefois prudent pour la seconde moitié de l'année, Balz Grollimund, le responsable de la couverture des catastrophes naturelles de Swiss Re, soulignant dans le communiqué qu'un "premier semestre moins coûteux ne signifie pas que le risque a disparu".

Saison des ouragans

"Un ouragan, un tremblement de terre ou un incendie de forêt majeur peut rapidement changer la donne", prévient-il. "Les récents incendies de forêt en Europe montrent que des conditions plus chaudes et plus sèches rendent les grands incendies de forêt plus probables", ajoute-t-il.

Historiquement, les seconds semestres sont plus coûteux. En moyenne, 58% de la facture annuelle des assureurs pour les catastrophes naturelles se concentre au second semestre en raison des ouragans dans l'Atlantique Nord , rappelle Swiss Re.

Dans le détail, le tremblement de terre au Venezuela a été la catastrophe naturelle qui a engendré les plus lourdes pertes économiques au premier semestre 2026.

Elles sont estimées à 20 milliards de dollars (17,3 milliards d'euros), mais "seule une petite partie des dommages" risque d'être assurée, précise le groupe suisse, compte tenu du faible taux de couverture dans le pays. Le réassureur précise qu'il ne dispose pas encore d'estimation des dégâts pris en charge par les assureurs.

Au premier semestre, la facture pour les assureurs a surtout été poussée par les orages convectifs violents, qui représentent à eux seuls 28 milliards de dollars (24,2 milliards d'euros) de frais de dédommagements, sous le poids notamment d'orages aux États-Unis.