* La croissance organique se tasse à 3,2% en 2017
* Les prévisions de rentabilité en France n'ont pas été
confirmées
* Forte baisse du titre en Bourse
(Actualisé avec précisions, cours, commentaires)
par Pascale Denis
PARIS, 17 janvier (Reuters) - Casino CASP.PA a ralenti le
pas en 2017 avec le tassement de sa distribution alimentaire en
France et au Brésil et chute en Bourse faute d'avoir confirmé
ses objectifs de résultats opérationnel en France.
Le distributeur, pénalisé par la guerre des prix qui fait
rage dans l'Hexagone et par la crise brésilienne, a bouclé
l'exercice sur des ventes de 37,8 milliards d'euros, en
croissance organique de 3,2% après une hausse de 5,7% en 2016 et
en progression de 2,4% en données comparables (contre 3,8%).
Le groupe, qui tablait auparavant sur une hausse de plus de
20% de son résultat opérationnel courant 2017, a dit anticiper
une croissance d'"environ 20%" à 1,24 milliard d'euros et n'a
pas confirmé ses objectifs de rentabilité dans l'alimentaire en
France.
Dans l'Hexagone, Casino mise maintenant sur un résultat
opérationnel de plus de 460 millions d'euros en 2017 - hors
plus-values immobilières - laissant anticiper une hausse limitée
à 9% au lieu des 15% promis.
Ce recul devrait être partiellement compensé par des
plus-values immobilières qui devraient maintenant atteindre 90
millions au lieu des 60 millions d'abord estimés.
Ces prévisions ont été lourdement sanctionnées par le
marché, le titre Casino perdant 5,3% à 48,05 euros à 11h00,
accusant la deuxième plus forte baisse de l'indice SBF 120
.SBF120 qui perdait 0,2% au même moment.
"Casino semble avoir raté ses objectifs en France et le
consensus de résultat par action 2018-2019 va devoir
probablement s'ajuster à la baisse avec les récents mouvements
des devises", soulignent les analystes de Bryan Garnier.
Pressé de questions par les analystes, Antoine Giscard
d'Estaing, directeur financier, a invoqué de mauvaises ventes de
textile en fin d'année chez Monoprix - l'enseigne la plus
rentable du groupe - ainsi que des investissements dans des
programmes de fidélité et un projet de monétisation de données.
En France - dont le poids est devenu crucial depuis la
cession des très rentables actifs asiatiques pour désendetter le
groupe - les ventes alimentaires ont limité leur hausse à 0,8%
en 2017 à magasins comparables et à 0,3% au dernier trimestre.
Très surveillées, celles des hypermarchés Géant sont restées
stables au 4e trimestre, pénalisées par une chute de 9,6% dans
le non alimentaire, tandis que Monoprix est passé en terrain
négatif (-0,5%) pour cause de mauvaise météo.
Les hypermarchés français, dont Casino attendait un retour à
la rentabilité en 2017, sont restés déficitaires et le groupe
espère les voir retrouver l'équilibre en 2018.
A l'inverse les ventes de Cdiscount, dont des corners sont
en début d'installation chez Géant, ont grimpé de 9,2%.
Toutefois, le 4e distributeur français a maintenu sa part de
marché à 11,5% dans l'Hexagone en 2017, selon les données de
KantarWorldpanel, tandis que Carrefour CARR.PA a vu la sienne
reculer de 50 points à 20,5%, derrière Leclerc (21%).
Au Brésil, où Casino a souffert d'une forte décélération de
l'inflation dans les produits alimentaires, la dynamique s'est
améliorée avec une hausse de 3,9% pour les ventes de sa filiale
GPA PCAR4.SA au 4e trimestre, dans un climat économique qui
s'améliore.
"Avec une situation au Brésil qui s'assainit, Casino est
assez confiant dans la poursuite de la hausse de ses résultats
en 2018", a indiqué Antoine Giscard d'Estaing.
Il s'est refusé à toute indication sur le calendrier de la
cession de ViaVarejo VVAR3.SA , filiale brésilienne de produits
électroniques mise en vente par Casino il y a plus d'un an.
Il a également indiqué ne pas pouvoir faire d'anticipation
sur l'impact d'un futur relèvement du seuil de revente à perte
en France, le processus législatif étant en cours.
Casino publiera ses résultats annuels le 8 mars. Le chiffre
d'affaires de Carrefour est attendu ce mercredi soir.
Le communiqué: http://bit.ly/2Djviyx
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Le communiqué: http://bit.ly/2Djviyx
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(Pascale Denis, édité par Jean-Michel Bélot)