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PARIS, 22 juillet (Reuters) - Casino CASP.PA a annoncé
lundi céder à GBH sa filiale Vindémia pour une valeur
d'entreprise de 219 millions d'euros, poursuivant ses cessions
d'actifs non stratégiques pour se désendetter.
Vindémia, distributeur implanté dans l'océan Indien, a
réalisé en 2018 un chiffre d'affaires de 853 millions d'euros et
un résultat opérationnel courant de 12 millions d'euros.
Cette opération porte à 2,1 milliards d'euros le montant des
cessions opérées par Casino qui bataille pour réduire sa dette
et dont les holdings de contrôle, elles aussi très endettées,
ont été placées sous procédure de sauvegarde.
Casino, plombé par sa dette, a engagé un deuxième plan de
cessions d'actifs pour regagner la confiance des marchés et a
porté ses cessions à plus de 2,5 milliards d'euros d'ici 2020,
après avoir atteint l'objectif de 1,5 milliard prévu en 2019.
Le distributeur, qui bataille pour améliorer ses marges dans
un marché français miné par une concurrence féroce, s'est aussi
engagé dans un vaste plan de cessions de murs et de magasins
déficitaires.
La mise sous sauvegarde de ses holdings de contrôle,
notamment Rallye GENC.PA , n'a pas empêché les agences de
notation Standard & Poor's et Moody's de dégrader à nouveau la
note financière du distributeur.
S&P s'inquiète en particulier de l'issue de la sauvegarde et
d'éventuelles "compensations à l'attention des créanciers de
Rallye en contrepartie d'une renégociation de la dette (...)
dont le résultat pourrait se faire aux dépens de Casino".
L'agence s'interroge aussi sur la gouvernance de Casino
dirigé par Jean-Charles Naouri - qui cumule les fonctions de PDG
de Casino et de président du conseil et principal actionnaire de
Rallye - et sur son "intérêt à maximiser les versements de
dividendes de Casino pour assurer le service de la dette de
Rallye".
A la fin 2018, grâce aux cessions, la dette financière nette
de Casino France a été ramenée à 2,7 milliards d'euros, contre
3,7 milliards un an plus tôt.
Celle de Rallye était de 2,9 milliards d'euros.
(Pascale Denis, édité par Catherine Mallebay-Vacqueur)