Carrefour: le bénéfice net annuel plombé par la sortie du marché italien information fournie par Boursorama avec AFP 17/02/2026 à 19:07
Le distributeur Carrefour a vu son bénéfice net divisé par plus de deux en 2025, à 319 millions d'euros, pénalisé par la cession de Carrefour Italie, mais ses ventes, taxes et carburant compris, ont légèrement progressé, à 91,5 milliards d'euros (+1,2%), a-t-il indiqué mardi.
Le distributeur, qui avait réalisé 723 millions d'euros de bénéfice net en 2024, a retraité le chiffre d'affaires qu'il avait publié l'année dernière (94,6 milliards d'euros) pour tenir compte de la sortie de sa branche italienne. Ses ventes s'établissent ainsi désormais à 90,4 milliards d'euros en 2024, selon un communiqué.
Les activités abandonnées notamment en Italie ont amputé le bénéfice de 657 millions d'euros. Lors d'un point presse téléphonique, le directeur exécutif finances et gestion du groupe, Matthieu Malige, a préféré mettre en avant le bénéfice lié aux activités poursuivies, qui s'établit lui à 976 millions d'euros.
Le résultat opérationnel courant, un indicateur de rentabilité, atteint lui à près de 2,16 milliards d'euros, en baisse de 5,4%, plombé notamment par l'intégration l'année dernière de Cora et Match.
En cause, selon M. Malige, "tous les investissements commerciaux" réalisés dans le cadre de cette acquisition, dont une baisse des prix de "de 6 à 7 points pour s'aligner sur le modèle de Carrefour", le déploiement de la marque propre Carrefour et de son modèle "beaucoup plus promotionnel".
"Les clients sont en train de revenir", a-t-il assuré, le groupe confirmant son "objectif de synergies de 130 millions d'euros à horizon 2027".
Concernant ses trois principaux pays, en France, où le groupe est deuxième en parts de marché, Carrefour revendique "une performance solide dans un marché en croissance" malgré, selon M. Malige, "un ralentissement du marché en novembre et décembre", les consommateurs ayant "fait des arbitrages" de fin d'année.
En Espagne, il réalise également "une bonne performance".
Au Brésil, en revanche, "le marché est confronté à des taux d'intérêt historiquement élevés qui pèsent sur le pouvoir d'achat des ménages et ont pénalisé les volumes de l'ensemble du secteur", selon M. Malige.
Ces résultats sont publiés à la veille de la présentation par Carrefour de son plan stratégique, le troisième sous l'ère Alexandre Bompard, son PDG depuis 2017.
Le groupe, qui a entamé l'année dernière une revue de portefeuille, a annoncé la semaine dernière vouloir vendre sa filiale roumaine à Paval Holding.