(Actualisé avec source)
PARIS, 4 juillet (Reuters) - Le groupe de télévision Canal+,
filiale de Vivendi VIV.PA , prévoit de supprimer environ 500
postes en France, soit près de 20% de ses effectifs, via un plan
de départs volontaires, a-t-on appris jeudi de source au fait du
dossier, confirmant une information du site Les Jours https://bit.ly/2KWZkeH.
Ce projet de réduction des effectifs dans le cadre d'un Plan
de sauvegarde de l'emploi (PSE) sera présenté aux représentants
du personnel mardi prochain à l'occasion d'un CSE.
Le spécialiste français de la télévision payante fait face
depuis plusieurs années à l'érosion du nombre de ses abonnés sur
son marché historique hexagonal qu'une refonte de ses offres
commerciales n'a pas suffi à enrayer.
Canal+ s'est vu souffler des droits sportifs importants par
les Qataris de beIN Sports, l'opérateur télécoms Altice
ATCA.AS et désormais l'espagnol Mediapro. Il souffre également
du succès croissant des offres de vidéos par abonnement, à
l'image de Netflix NFLX.O qui affiche plus de 5 millions de
clients en France.
Sur l'ensemble de 2018, Canal+, qui a également remanié ses
équipes de direction et multiplié les accords de partenariat
avec les opérateurs télécoms, a perdu à nouveau 217.000 abonnés
en France pour tomber à 4,7 millions d'abonnés individuels.
A l'international en revanche, Canal+, qui est présent en
Afrique, en Asie et en Pologne, continue à engranger les
nouveaux clients (+883.000 en 2018), ce qui lui a permis
d'afficher l'an dernier un résultat d'exploitation avant charges
de restructuration en amélioration de près de 21,8% à 428
millions d'euros.
Pour accélérer sa croissance à l'international, le groupe a
fait l'acquisition de l'opérateur de télévision payante M7,
présent dans plusieurs pays d'Europe, pour un montant d'un peu
plus d'un milliard d'euros, ce qui doit lui permettre
d'approcher la barre des 20 millions d'abonnés.
Selon la source, le groupe pourrait procéder à d'autres
opérations de croissance externe.
Canal+, dont la maison mère Vivendi a pour principal
actionnaire Vincent Bolloré (Bolloré BOLL.PA ), n'a pas
souhaité faire de commentaire sur ces informations.
Le groupe avait déjà procédé en 2016 à un plan d'économies
de 300 millions d'euros.
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L'article du site Les Jours : https://bit.ly/2KWZkeH
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(Gwénaëlle Barzic et Mathieu Rosemain, édité par Bertrand
Boucey)