Canal+ chute, les perspectives de MultiChoice déçoivent
information fournie par Reuters 11/03/2026 à 12:04

Logo de la chaîne de télévision française "Canal Plus" près de Paris

L'action Canal+ chute nettement mercredi ‌après la publication des résultats financiers du groupe audiovisuel français, ses ​perspectives 2026, notamment pour sa filiale MultiChoice acquise l'année dernière, ayant déçu les investisseurs.

A Londres, vers 10h35 GMT, l'action chute de près de 17%.

Le ​producteur de la série de films "Paddington", qui cherche à se transformer en groupe de divertissement ​global et veut rivaliser avec des géants ⁠tels que Netflix, a enregistré un chiffre d'affaires de 8,67 ‌milliards d'euros en 2025, pour un total de 42,3 millions d'abonnés, selon un communiqué.

Canal+, qui a finalisé en septembre dernier ​l'acquisition du géant ‌de la radiodiffusion MultiChoice, a cependant vu le nombre ⁠d'abonnés du groupe sud-africain décliner pour tomber à 14,4 millions l'année dernière, après 14,9 millions en 2024.

"Le chiffre d'affaires du quatrième trimestre, hors MultiChoice, ⁠a augmenté de ‌0,4% en glissement annuel, ce qui est décevant par rapport ⁠à la croissance de 1,2% observée au cours des neuf premiers ‌mois", relève dans une note Jean-Michel Salvador, analyste chez ⁠AlphaValue.

Selon le courtier, l'attention se porte notamment mercredi sur ⁠les perspectives 2026 de ‌Canal+ pour l'ensemble du groupe et particulièrement celles de MultiChoice, qui rencontrait ​des difficultés sur ses marchés ‌depuis 2023.

Canal+ a déclaré dans son communiqué viser un chiffre d'affaires "stable" pour le groupe combiné en ​2026 et "en léger recul" pour MultiChoice.

"Le groupe a élaboré un plan de redressement (...), mais prévoit tout de même une légère baisse ⁠du chiffre d'affaires de MultiChoice en 2026 en raison d'une légère diminution du nombre d'abonnés", souligne Jean-Michel Salvador. "Pas de quoi se vanter."

"Le premier trimestre de la consolidation de MultiChoice et les spécificités du plan de développement africain ne devraient pas enthousiasmer les investisseurs", résume-t-il.

(Rédigé par Augustin Turpin, ​édité par Blandine Hénault)