CAC 40: vers un début d'exercice 2026 en douceur sur les marchés
information fournie par Zonebourse 02/01/2026 à 08:34

La Bourse de Paris devrait ouvrir en léger repli vendredi matin pour sa première séance de l'année 2026, les investisseurs hésitant à reprendre leurs achats après la nette hausse de l'an dernier, dans des échanges qui s'annoncent par ailleurs peu animés alors que les fêtes de fin d'année s'achèvent.

Vers 8h05, le contrat "future" sur l'indice CAC 40 - livraison janvier - recule de 11,5 points à 8 142,5 points, laissant entrevoir un début de séance plutôt prudent.

En dépit d'une situation politique compliquée, l'indice vedette s'était adjugé 10,4% en 2025, une performance solide mais bien inférieure à celles observées à Francfort ( 23%), Londres ( 21,5%) ou New York ( 16,4%).

Pour 2026, les stratèges s'attendent toujours à une croissance mondiale robuste quoique hétérogène, avec les Etats-Unis et la Chine comme principaux moteurs, ainsi qu'à une inflation mieux contenue qui devrait permettre à la Réserve fédérale américaine de poursuivre ses baisses de taux.

Dans ces conditions, les actifs risqués devraient poursuivre leur ascension, soulignent-ils, le développement continu de l'IA constituant davantage une change qu'un risque, bien que le prochain départ de Jerome Powell à la tête de la Fed, les élections de mi-mandat qui se profilent aux Etats-Unis et la géopolitique mériteront d'être surveillés.

Mais le CAC ne se situe actuellement qu'à 2% de son record historique de plus de 8 314,2 points, ce qui pourrait conduire de nombreux investisseurs à se demander si les valorisations actuelles se justifient à l'amorce du nouvel exercice, d'autant que de nombreux gérants et de traders pratiquent des ajustements de positions au mois de janvier.

Les initiatives pourraient par ailleurs demeurer particulièrement limitées alors qu'une nouvelle "saison" des résultats débutera dès le milieu du mois.

Un début de tendance pourrait toutefois se dessiner plus nettement dans le courant de la matinée avec la publication des indicateurs PMI manufacturiers définitifs en Europe pour le mois de décembre, avec l'espoir qu'ils confirment l'optimisme entourant le redressement de l'industrie du Vieux Continent, désormais au plus haut depuis le début de la guerre en Ukraine en février 2022.

Les volumes d'activité s'annoncent cependant réduits pour cette première séance de l'année coincée entre le Nouvel An et le week-end, en attendant la véritable rentrée des marchés financiers lundi prochain.

D'ici là, les acteurs de marché pourraient réagir à l'évolution des rendements obligataires, et notamment à celui des Treasuries américains à dix ans, qui a fini l'exercice 2025 à 4,16% alors qu'il l'avait entamé à près de 4,60%.

En Europe, le rendement du Bund allemand à dix ans évolue à 2,85%, un rendement en hausse de 21% sur l'année écoulée. L'OAT de même échéance affiche un rendement de 3,55%, en hausse finalement plus contenue de 11,7% sur l'année, malgré les soubresauts de la vie politique hexagonale.

De son côté, l'euro, qui avait progressé de plus de 14% face au dollar l'an dernier, se maintient ce matin autour du seuil de 1,1750 face au billet vert.

Signe de l'appétit mesuré pour le risque en ce début d'année, le bitcoin recule d'environ 89 000 à 87 000 dollars, témoignant d'une nouvelle vague de liquidations qui ne traduit pas d'inquiétudes sérieuses selon les analystes qui estiment que la principale cryptomonnaie devrait faire preuve de résilience en 2026, mais dans un environnement persistant de volatilité.

Grand gagnant de l'exercice 2025, l'or reprend sa trajectoire haussière et avance de 1% à 4,388.1 dollars l'once, après les quelques prises de bénéfices qui avaient caractérisé la période de la trêve des confiseurs.

Les cours du brut grimpent vendredi pour leur première session de l'année, Le baril de Brent de la mer du Nord gagne 0,7% à près de 61,3 dollars et celui du brut léger américain (WTI) avance 0,7% à 57,8 dollars après avoir perdu 19% en 2025.