Bureau Veritas chute en Bourse après avoir abaissé sa prévision 2026 de CA information fournie par Reuters 22/04/2026 à 10:13
Bureau Veritas BVI.PA chute en Bourse mercredi après avoir abaissé sa prévision de croissance du chiffre d'affaires pour 2026, le spécialiste français de la certification citant le contexte géopolitique "complexe" et l'environnement macroéconomique "incertain".
Le groupe met aussi en cause le lancement d'une revue détaillée des modalités de sortie de son sous-segment "Services aux Gouvernements" alors qu'il a décidé d'arrêter certains contrats dans la région Moyen-Orient et Afrique.
A la Bourse de Paris, vers 07h55 GMT, l'action plonge de près de 12% à 25 euros, contre un perte de 0,07% pour le CAC 40 au même moment.
Pour l'exercice en cours, Bureau Veritas vise désormais une croissance organique "modérée à un chiffre" du chiffre d'affaires, contre "modérée à élevée à un chiffre" précédemment.
Les analystes de Jefferies, qui tablaient sur une prévision de croissance annuelle à +5,7%, soulignent dans une note que le consensus devrait probablement être revu à la baisse, "même si cette faiblesse n'est pas tout à fait inattendue".
"La croissance plus faible que prévu dans les secteurs de l'industrie (en raison de certaines perturbations au Moyen-Orient) et de la certification n'a été que partiellement compensée par (...) les secteurs maritime, B&I et grand public", ajoute le courtier, qui précise que les effets de change défavorables ont également été légèrement plus marqués.
Bureau Veritas a cependant maintenu ses perspectives de marge opérationnelle ajustée et de flux de trésorerie, tels qu'annoncées en février.
Le chiffre d'affaires du premier trimestre est ressorti à 1,55 milliard d'euros, en hausse de 4,5% sur une base organique et en baisse de 0,8% en données publiées sur un an.
"Sur le plan géographique, les Amériques ont été la région où la croissance a été la plus faible, avec une croissance organique de 1,7%, soit un rythme encore plus lent que celui de l'Afrique et du Moyen-Orient (5,5%), et ce malgré l'impact du conflit", soulignent dans une note les analystes de JP Morgan.
"Ces résultats pourraient justifier de légères révisions à la baisse des prévisions de chiffre d'affaires", estiment-ils, soulignant que les comparatifs devraient être moins défavorables pour le reste de l'année, même si le conflit au Moyen-Orient se prolonge au deuxième trimestre.
(Rédigé par Augustin Turpin, édité par Blandine Hénault)