Brésil : Lula et Flávio Bolsonaro au coude-à-coude dans les sondages
information fournie par Zonebourse 24/08/2026 à 21:50

Le scrutin présidentiel brésilien s'annonce disputé à l'approche du premier tour, prévu le 4 octobre, avant un éventuel second tour le 25 octobre.

Selon le dernier sondage Nexus commandé par BTG Pactual, Luiz Inácio Lula da Silva recueille 41% des intentions de vote au premier tour, contre 37% pour Flávio Bolsonaro. Dans l'hypothèse d'un second tour, l'écart se réduit davantage encore, avec 46% pour Lula et 45% pour Bolsonaro, soit une différence inférieure à la marge d'erreur de deux points.

Cette quasi-égalité doit toutefois être mise en perspective avec les marchés prédictifs, qui continuent d'accorder un avantage nettement plus important au président sortant. Sur Kalshi et Polymarket, les participants attribuent actuellement environ 63% de chances de victoire à Lula, contre 35% à Flávio Bolsonaro.

Sur le plan économique, les deux candidats défendent des orientations sensiblement différentes. Lula entend conserver le cadre budgétaire actuel tout en maintenant un rôle important de l'Etat dans l'investissement, notamment via le programme d'infrastructures PAC, le logement et le soutien à l'industrie. Son ministre des Finances a néanmoins promis de poursuivre les efforts destinés à contenir les dépenses et à améliorer les recettes en cas de réélection.

Flávio Bolsonaro propose à l'inverse une politique davantage axée sur la réduction du poids de l'Etat, dans une orientation comparable à celle défendue par plusieurs gouvernements libéraux récemment élus en Amérique latine. Son programme prévoit notamment un nouveau plafond de dépenses, la suppression de plusieurs ministères, une diminution des dépenses administratives ainsi qu'une relance des privatisations et des concessions. Son équipe travaille également sur une règle budgétaire plus stricte, dont les limites de dépenses évolueraient en fonction de la trajectoire de la dette publique.

Ces divergences devraient renforcer l'attention des investisseurs à mesure que le scrutin approche, alors que la dette publique brute dépasse désormais 80% du PIB et que les taux réels sont les plus élevés du G20. La crédibilité de la prochaine trajectoire budgétaire devrait ainsi constituer le principal point d'attention des marchés.