PARIS, 21 février (Reuters) - Le groupe bancaire mutualiste
BPCE a annoncé mardi son arrivée sur le marché français de la
banque en ligne avec le lancement en 2017 de Fidor Bank, une
offensive qui intervient alors que le secteur est en pleine
ébullition avec la rupture tarifaire promise par Orange
ORAN.PA et la mise en oeuvre de la loi Macron.
"Vous pourrez ouvrir un compte sur cette banque dans le
courant 2017", a déclaré François Pérol, président du directoire
de BPCE, qui regroupe les réseaux des Banques populaires et des
Caisses d'Epargne.
La banque française a annoncée en juillet l'acquisition de
la fintech allemande Fidor Bank, qui propose des comptes
bancaires en ligne au Royaume-Uni et en Allemagne et un modèle
collaboratif de distribution de produits bancaires.
"C'est un modèle qui est disruptif et très différent du
notre", a ajouté François Pérol, qui veut offrir les services de
Fidor à l'ensemble de l'Europe d'ici 2020.
Tiré par ING Direct et Boursorama en France, la banque en
ligne n'a pas encore franchi le point de bascule anticipé par
des analystes, où sa part de marché renverserait l'hégémonie des
réseaux traditionnels.
Pour BPCE, qui était le seul grand groupe bancaire à ne pas
posséder une filiale de banque en ligne, Fidor constitue un
relais de croissance potentiel important même si ce marché est
encore peu rentable et très compétitif.
Certains dirigeants bancaires français expriment en privé la
crainte que le lancement d'Orange Bank, prévu d'ici l'été,
n'entraîne une guerre de prix et un effondrement des marges
similaire à celui qui a suivi l'entrée de l'opérateur Free
ILD.PA sur le marché de la téléphonie mobile.
(Julien Ponthus, édité par Dominique Rodriguez)