BP-Le bénéfice au T2 dépasse les $5mds avec la guerre en Iran information fournie par Reuters 04/08/2026 à 12:52
BP a fait état mardi d'un bénéfice qui a plus que doublé au deuxième trimestre, pour atteindre 5,73 milliards de dollars (4,98 milliards d'euros), porté par la hausse des prix du pétrole et du gaz et les solides marges de raffinage, tandis que sa directrice générale, Meg O'Neill, a présenté les priorités de la major britannique.
Les grands groupes pétroliers ont profité cette année de la volatilité des marchés provoquée par le conflit entre les États-Unis et l'Iran, qui a perturbé les flux énergétiques et resserré l'offre mondiale.
Le bénéfice sous-jacent au coût de remplacement de BP au deuxième trimestre, qui correspond à sa version du résultat net, a dépassé les attentes, s'établissant à 5,73 milliards de dollars, contre 2,35 milliards l'année précédente et alors que les analystes tablaient sur 5,11 milliards de dollars, selon un consensus réalisé par le groupe. BP a annoncé une augmentation de son dividende de 4% pour le porter à 8,66 centimes par action ordinaire au deuxième trimestre.
A la Bourse de Londres, vers 09h25 GMT, l'action progressait de 1,4%, le compartiment européen de l'énergie emportant 1,1% au même moment et l'indice britannique de référence 0,3%.
"NOUS N'AVONS PAS ÉTÉ CONSTANTS DANS NOS PERFORMANCES"
Meg O'Neill, qui a pris ses fonctions en avril, a présenté mardi cinq priorités pour BP : renforcer davantage le bilan et la discipline d'investissement, simplifier le portefeuille, améliorer les performances opérationnelles et mettre en place des structures permettant une prise de décision plus rapide et une plus grande responsabilisation.
"Nos performances au cours des dernières années n'ont pas répondu à nos propres attentes, sans parler de celles de nos actionnaires. Nous n'avons pas obtenu de résultats constants ; nous avons déprécié trop de valeur ; et nos coûts et nos passifs ne sont pas suffisamment résilients dans un contexte de prix bas", a-t-elle déclaré.
Les priorités de la société seront en fin de compte jugées à l'aune de leur mise en œuvre, ont indiqué les analystes de RBC dans une note.
"Le fait que BP assume la responsabilité de ses défaillances passées constitue une avancée positive pour le dossier d'investissement, et nous attendons avec intérêt la conférence téléphonique pour obtenir davantage de précisions sur le cadre financier et les plans concrets à venir", ont-ils déclaré.
BÉNÉFICE NET À SON PLUS HAUT NIVEAU DEPUIS 2022
BP prévoit que ses dépenses d’investissement en 2026 se situeront entre 13,5 et 14 milliards de dollars, reflétant la décision de reporter la cession de parts d’actifs afin d’en tirer une meilleure valeur. Les prévisions précédentes s’élevaient à 13 à 13,5 milliards de dollars.
La société a enregistré son bénéfice net trimestriel le plus élevé depuis le troisième trimestre 2022, et les résultats du deuxième trimestre de l’ensemble de ses divisions ont dépassé les attentes.
Le bénéfice avant impôts de sa division "Clients et produits", qui comprend l’importante plateforme de négoce pétrolier, s’est élevé à 4,95 milliards de dollars, dépassant ainsi l’estimation moyenne de 4,46 milliards de dollars issue d’un consensus d’analystes fourni par BP, et les 1,53 milliard de dollars enregistrés il y a un an.
Le groupe a indiqué que la fiabilité des installations en amont était tombée à 92,4% au deuxième trimestre, contre 95,7% au trimestre précédent, tandis que la production a reculé à 2,2 millions de barils équivalent pétrole par jour et que ses raffineries ont traité moins de brut, en partie en raison de travaux de maintenance programmés et des perturbations liées au conflit au Moyen-Orient.
(Stephanie Kelly et Shadia Nasralla ; Version française Rihab Latrache, édité par Augustin Turpin, édité par Augustin Turpin)