Bourse : pourquoi il ne faut pas rater les grosses séances de hausse information fournie par Zonebourse 08/04/2026 à 16:08
Au risque d'enfoncer une porte ouverte, les meilleures journées de hausse pour les actions en Bourse ne surviennent pas dans des marchés calmes et confortables. Elles apparaissent le plus souvent au coeur des périodes les plus anxiogènes.
Les indices prennent la pente ascendante après le cessez-le-feu au Moyen-Orient, avec des progressions assez spectaculaires. De quoi remettre en lumière une leçon boursière intemporelle : manquer les meilleures séances se paie cher. Sans elles, les performances décrochent vite. C'est précisément pour cette raison que rester investi reste l'un des fondamentaux de la finance.
La preuve en chiffres
Sur les 50 meilleures séances du S&P 500 entre 1996 et 2025, 48% ont eu lieu pendant un bear market, selon les données compilées par Hartford Funds. Autrement dit, presque une séance exceptionnelle sur deux s'est produite alors même que la tendance de fond était entre mauvaise et ultra mauvaise. A cela s'ajoutent 28% de ces meilleures journées observées dans les deux premiers mois d'un nouveau bull market (c'est-à-dire au début d'un gros rebond). Par conséquent, un quart seulement des hausses records ont eu lieu dans des phases de marché que l'on peut décrire comme "normales".
Exprimé d'une autre façon, un investissement initial de 10 000 dollars sur le S&P 500 entre 1996 et 2025 aurait atteint 192 167 dollars en restant investi en permanence. Mais en ratant seulement les 10 meilleures séances, ce capital final tomberait à 85 490 dollars, soit 56% de moins. En manquant les 20 meilleures journées, il descendrait à 49 551 dollars. Et en ratant les 30 meilleures, il ne resterait plus que 31 123 dollars, soit 84% de moins que dans le scénario où l'investisseur est resté exposé tout au long de la période, détaille Hartford. Il faut souligner, pour renforcer le propos, que les calculs portent sur une période qui a connu deux crises financières majeures (explosion de la bulle internet en 2000 et crise des subprimes en 2008), voire trois si l'on considère le flash-krach du covid comme une crise majeure.
Sur la période de vingt ans allant de 2005 à 2024, les proportions mises en avant par Hartford sont respectées : JPMorgan indique que la performance annualisée du S&P 500 Total Return atteint 10,6%. En retirant les 10 meilleures séances, la performance annualisée n'est plus que de 6,4% (et de 3,7% en retirant les 20 meilleures journées de bourse). Là encore, le constat est identique : manquer les fortes hausses nuit gravement à un portefeuille.
Market timing ?
C'est toute la limite du market timing . En théorie, sortir du marché avant les baisses puis revenir avant les hausses semble rationnel. En pratique, c'est presque mission impossible. Les séances les plus puissantes se concentrent précisément dans les moments de panique, c'est-à-dire quand la majorité des investisseurs veulent réduire leur exposition, pas la renforcer.
Si les données précitées concernent le marché américain, la situation est identique ailleurs, notamment en Europe.
Voici les meilleures journées de bourse des 10 dernières années pour le Stoxx Europe 600 :
24 mars 2020 : 8,4%
9 mars 2022 : 4,68%
18 mai 2020 : 4,07%
9 novembre 2022 : 3,98%
10 avril 2025 : 3,7%
20 juin 2016 : 3,65%
25 février 2022 : 3,32%
4 octobre 2022 : 3,12%
25 mars 2020 : 3,09%
29 juin 2016 : 3,09%
Les indices prennent la pente ascendante après le cessez-le-feu au Moyen-Orient, avec des progressions assez spectaculaires. De quoi remettre en lumière une leçon boursière intemporelle : manquer les meilleures séances se paie cher. Sans elles, les performances décrochent vite. C'est précisément pour cette raison que rester investi reste l'un des fondamentaux de la finance.
La preuve en chiffres
Sur les 50 meilleures séances du S&P 500 entre 1996 et 2025, 48% ont eu lieu pendant un bear market, selon les données compilées par Hartford Funds. Autrement dit, presque une séance exceptionnelle sur deux s'est produite alors même que la tendance de fond était entre mauvaise et ultra mauvaise. A cela s'ajoutent 28% de ces meilleures journées observées dans les deux premiers mois d'un nouveau bull market (c'est-à-dire au début d'un gros rebond). Par conséquent, un quart seulement des hausses records ont eu lieu dans des phases de marché que l'on peut décrire comme "normales".
Exprimé d'une autre façon, un investissement initial de 10 000 dollars sur le S&P 500 entre 1996 et 2025 aurait atteint 192 167 dollars en restant investi en permanence. Mais en ratant seulement les 10 meilleures séances, ce capital final tomberait à 85 490 dollars, soit 56% de moins. En manquant les 20 meilleures journées, il descendrait à 49 551 dollars. Et en ratant les 30 meilleures, il ne resterait plus que 31 123 dollars, soit 84% de moins que dans le scénario où l'investisseur est resté exposé tout au long de la période, détaille Hartford. Il faut souligner, pour renforcer le propos, que les calculs portent sur une période qui a connu deux crises financières majeures (explosion de la bulle internet en 2000 et crise des subprimes en 2008), voire trois si l'on considère le flash-krach du covid comme une crise majeure.
Sur la période de vingt ans allant de 2005 à 2024, les proportions mises en avant par Hartford sont respectées : JPMorgan indique que la performance annualisée du S&P 500 Total Return atteint 10,6%. En retirant les 10 meilleures séances, la performance annualisée n'est plus que de 6,4% (et de 3,7% en retirant les 20 meilleures journées de bourse). Là encore, le constat est identique : manquer les fortes hausses nuit gravement à un portefeuille.
Market timing ?
C'est toute la limite du market timing . En théorie, sortir du marché avant les baisses puis revenir avant les hausses semble rationnel. En pratique, c'est presque mission impossible. Les séances les plus puissantes se concentrent précisément dans les moments de panique, c'est-à-dire quand la majorité des investisseurs veulent réduire leur exposition, pas la renforcer.
Si les données précitées concernent le marché américain, la situation est identique ailleurs, notamment en Europe.
Voici les meilleures journées de bourse des 10 dernières années pour le Stoxx Europe 600 :
24 mars 2020 : 8,4%
9 mars 2022 : 4,68%
18 mai 2020 : 4,07%
9 novembre 2022 : 3,98%
10 avril 2025 : 3,7%
20 juin 2016 : 3,65%
25 février 2022 : 3,32%
4 octobre 2022 : 3,12%
25 mars 2020 : 3,09%
29 juin 2016 : 3,09%