Bourse : comment savoir si une action est chère ou bon marché ? information fournie par Le Revenu 18/10/2019 à 07:30
Le montant facial d'une action en Bourse ne dit pas grand chose sur son prix «réel». Tel titre est-il surévalué ou au contraire décoté ? Mérite-t-il une meilleure valorisation par le marché ou un repli est-il à craindre ? Pour tenter de répondre à ces questions des outils existent : les ratios boursiers. Le Revenu décrypte l’intérêt et les limites de sept d'entre eux aux noms plus ou moins barbares : le PER, le PEG, le rendement du dividende, le P/B, la VE/Ebitda, la VE/FCF, et la VE/CA.
PER, VE/Ebitda, P/FCF… Les ratios boursiers sont quotidiennement passés au crible par les investisseurs professionnels. Mais ils sont parfois mal compris des épargnants.
Leur vertu ? Mesurer la cherté d’une action à un instant T en vue d’estimer son potentiel. «Ces multiples permettent de voir si une entreprise est survalorisée ou sous-valorisée par rapport à d’autres sociétés de son secteur», explique Pierre Sabatier, président du cabinet de recherche Primeview.
Ils servent aussi à faire des comparaisons par rapport à des indices ( Sanofi par rapport au CAC 40 par exemple), à des actions au profil similaire (spéculatif, défensif…) ou aux propres ratios historiques d’une valeur. «Dans ce dernier cas, mieux vaut utiliser les multiples des années où l’environnement macroéconomique est comparable, précise Pierre Sabatier. Les valorisations étant plus élevées lorsque la croissance est forte, le ralentissement actuel en Europe plaide pour une comparaison des ratios d’aujourd’hui avec ceux de 2011 à 2013, plutôt qu’avec ceux de 2016 à 2018.»
Trop haut, trop cher ?A priori, l’interprétation des ratios boursiers semble simple : plus ils sont élevés, plus le titre est cher et plus son potentiel de hausse est limité. Mais la réalité est bien plus complexe. «Des ratios élevés peuvent être justifiés par les qualités intrinsèques d’un groupe (activité