Bourse : ces sociétés qui chouchoutent leurs actionnaires information fournie par Le Revenu 16/03/2018 à 07:30
La veuve de Carpentras est-elle en train de revenir en Bourse ? C’est une question clé pour l’enquête que conduit chaque année Le Revenu et qui s’attache à mesurer la qualité des relations des sociétés cotées avec leurs actionnaires individuels.
En 1989, le directeur général de la Bourse de Paris de l’époque, Gérard de La Martinière, avait provoqué un tollé avec sa fameuse métaphore vantant en creux les mérites des sicav : «La Bourse n’est pas faite pour la veuve de Carpentras qui passe un ordre tous les dix ans.»
L’oiseau de mauvais augure a été d’une certaine façon entendu. Le nombre d’actionnaires individuels a chuté de 7 millions à moins de 4 millions entre 2008 et 2016. Est-ce la tendance inéluctable d’une préférence accordée à la gestion collective pour détenir des actions, dans une sicav ou un fonds commun de placement, plutôt que dans un compte-titres ou un PEA géré soi-même ?
Sans doute pas : en mars 2017, un sondage de Kantar TNS, effectué chaque année depuis 2008 auprès de 12.000 Français âgés de 15 ans et plus, semblait traduire pour la première fois un frémissement de l’actionnariat individuel : la détention d’actions en direct y représentait 7,6% de l’échantillon représentatif contre 6,2% en 2016.
Frémissement ou effritement ?En février dernier, l’Autorité des marchés financiers (AMF) confirmait ce regain d’intérêt pour