Boeing chute, Airbus progresse après l'incident d'Alaska Airlines
information fournie par Reuters 08/01/2024 à 10:34

L'action Boeing BA.F cotée à Francfort plonge lundi dans la matinée, tandis que son concurrent Airbus AIR.PA progresse, après la perte d'une pièce de fuselage à bord d'un appareil produit par le constructeur aéronautique américain qui a poussé le régulateur de l'aviation aux Etats-Unis à immobiliser 171 appareils pour inspection.

A la Bourse de Francfort, Boeing recule de 7,7% à 09h10 GMT, contre une baisse de 0,37% pour le Stoxx 600 .STOXX . Airbus progresse au même moment de 1,35%, en tête du CAC 40.

L'autorité américaine de l'aviation civile, la FAA (Federal Aviation Administration) a annoncé dimanche l'immobilisation de 171 avions Boeing MAX 9 pour inspection après un incident impliquant un appareil de ce modèle vendredi.

L’Agence de l’Union Européenne pour la Sécurité Aérienne (AESA) a annoncé dimanche reprendre la même consigne pour les appareils immatriculés en Europe.

Une pièce de fuselage s'est envolée au moment du décollage d'un avion Boeing MAX 9 utilisé par Alaska Airlines ALK.N , contraignant l'équipage à rebrousser chemin.

L'impact sur Boeing devrait être limité: l'enquête du gouvernement américain se focalise sur l'incident, plutôt que sur une vulnérabilité propre à ce modèle d'avion, a précisé dimanche la dirigeante du Conseil national de la sécurité des transports américain, Jennifer Homendy.

Jefferies explique que les inspections nécessaires seraient donc courtes, de l'ordre de 4 à 8 heures par avion, ce qui permettrait aux appareils immobilisés de reprendre leurs vols d'ici quelques jours, et limiterait les coûts réglementaires.

Dans une note, le courtier estime à 1,7 million de dollars (1,55 million d'euros) les coûts liés aux inspections, et à 18 millions de dollars les versements de Boeing aux transporteurs si les appareils sont immobilisés une semaine.

"L'accident spectaculaire posera de nouveau la question de la gouvernance chez Boeing pour les régulateurs, les clients et les voyageurs", affirment les analystes de Morningstar, qui soulignent que la réputation du constructeur souffrira de l'accident.

TD Cowen estime également que l'impact des annulations de vols par les transporteurs américains devrait être limité, car les voyageurs sont moins nombreux en janvier. Le jour intercalaire de février devrait par ailleurs aider à rattraper une partie des pertes.

Jefferies rappelle qu'aucun transporteur européen n'utilise de Boeing MAX 9.

(Rédigé par Corentin Chappron, édité par Kate Entringer)