Blue Origin, la société de Bezos, cherche à lever ses premiers fonds extérieurs avec une valorisation de 130 milliards de dollars, selon le DealBook du New York Times information fournie par Reuters 08/07/2026 à 15:54
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* Selon un rapport, Coatue devrait mener ce tour de table avec un engagement de 4 milliards de dollars
* Bezos devrait apporter 2 milliards de dollars supplémentaires, selon un rapport
* Cette levée de fonds fait suite à l'introduction en bourse de SpaceX, qui a stimulé l'intérêt des investisseurs pour les entreprises du secteur spatial
(Réécriture du paragraphe 1, ajout d'informations contextuelles aux paragraphes 8 à 10)
Blue Origin, la société de Jeff Bezos, cherche à faire appel à des investisseurs extérieurs pour la première fois, dans le but de lever 10 milliards de dollars lors d’un tour de table qui valoriserait le fabricant de fusées à 130 milliards de dollars avant l’investissement, selon un article publié mercredi par le DealBook du New York Times.
Coatue Management, un important gestionnaire d’actifs, devrait mener ce tour de table avec un engagement de 4 milliards de dollars, précise l’article, ajoutant que Bezos devrait apporter 2 milliards de dollars supplémentaires.
Cette information intervient alors que l’intérêt des investisseurs pour les entreprises spatiales s’est considérablement accru à la suite de l’introduction en bourse de SpaceX SPCX.O le mois dernier, qui a fait grimper les attentes concernant les valorisations des entreprises aérospatiales privées.
Blue Origin n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaires de Reuters.
SpaceX, dont les activités couvrent les fusées, les satellites et l’IA, a atteint une valorisation d’environ 1 750 milliards de dollars lors de son entrée en bourse, après avoir levé quelque 86 milliards de dollars lors de la plus grande introduction en bourse au monde, à l’issue d’années de levées de fonds destinées à financer les ambitions d’Elon Musk dans les domaines de l’IA et de l’espace.
Fondée par Jeff Bezos en septembre 2000, environ 18 mois avant qu’Elon Musk ne lance SpaceX, Blue Origin a été en grande partie financée par le fondateur d’Amazon. Elle a décroché des contrats de plusieurs milliards de dollars avec la Nasa et la Force spatiale américaine, notamment pour le programme lunaire Artemis et des lancements liés à la sécurité nationale, mais reste encore largement derrière SpaceX en termes de cadence de lancement et de chiffre d’affaires.
Contrairement à SpaceX, dont l’activité d’Internet par satellite Starlink est devenue un moteur de chiffre d’affaires majeur, Blue Origin reste axée sur les services de lancement, les moteurs de fusée et les programmes spatiaux gouvernementaux.
La fusée lourde New Glenn de Blue Origin a explosé lors d’un essai de tir statique sur sa rampe de lancement en mai, ce qui a compliqué ses efforts pour rivaliser avec SpaceX sur le marché des lancements commerciaux. L’entreprise prévoit de reprendre ses lancements cette année.
Elle s’est également lancée dans la course à la construction d’une infrastructure d’IA spatiale via le projet « Sunrise », une constellation prévue pouvant compter jusqu’à 51 600 satellites destinés à héberger des centres de données orbitaux, ce qui la place en concurrence directe avec les ambitions similaires de SpaceX.
Les analystes estiment toutefois que les défis importants liés au déploiement de l’IA en orbite risquent de limiter l’ampleur de cette technologie dans un premier temps, ne la rendant commercialement viable qu’au cours de la prochaine décennie.