HELSINKI, 1er décembre (Reuters) - BlackBerry BB.TOBB.N
a été condamné à verser à Nokia NOKIA.HE 137 millions de
dollars (115 millions d'euros) par un tribunal international en
règlement d'un litige, mais le groupe canadien a maintenu sa
propre plainte pour violation de brevets.
La Cour internationale d'arbitrage a jugé vendredi que
BlackBerry avait omis de réaliser certains versements à Nokia
dans le cadre d'un contrat de licence de brevet.
Ce litige n'est pas une affaire de propriété intellectuelle
mais BlackBerry a dit qu'il poursuivait sa propre plainte contre
Nokia pour violation de brevets. BlackBerry a déposé une plainte
en février contre l'équipementier de réseaux télécoms pour
violation de 11 de ses brevets sur plusieurs stations de base et
leurs logiciels. Nokia vend ces installations aux opérateurs.
"Nokia continue de penser que les plaintes de BlackBerry
pour violation de brevets par Nokia sont infondées", a déclaré
le groupe finlandais dans un communiqué.
BlackBerry a dit qu'il comptait passer une provision pour
couvrir la charge exceptionnelle liée au jugement, sans préciser
sur quelle période elle serait inscrite dans les comptes.
Nokia a fait savoir qu'une part significative du versement
reçu dans le cadre de ce procès avait déjà été prise en compte.
La monétisation des droits de propriété intellectuelle de
BlackBerry est un élément clé de la stratégie du directeur
général, John Chen, de redressement des comptes du groupe
canadien, dont les revenus sont en baisse depuis six ans en
raison notamment de la chute de ses ventes de smartphones.
Nokia a vendu sa branche de production de téléphones en
2014, ne conservant que son activité d'équipements de réseaux,
ainsi qu'un vaste portefeuille de licences. Le groupe finlandais
a récemment signé des accords de licences de smartphones avec
Samsung Electronics 005930.KS , Apple AAPL.O , Xiaomi
Technology XTC.UL et LG Electronics 066570.KS .
Vers 17h05 GMT, l'action BlackBerry perdait 1,95% en Bourse
de Toronto et Nokia a terminé en baisse de 2% à Helsinki.
(Jussi Rosendahl à Helsinki et Ahmed Farhatha à Bangalore,
Juliette Rouillon pour le service français, édité par Bertrand
Boucey)