(Actualisé avec des précisions, contexte, citation, cours de
Bourse)
FRANCFORT, 24 octobre (Reuters) - Le gouvernement allemand a
retiré son autorisation au rachat de l'équipementier des
semiconducteurs Aixtron AIXGn.DE par la société chinoise
Fujian Grand Chip Investment Fund (FGC) pour 670 millions
d'euros.
Aixtron a dit lundi que le ministère de l'Economie avait
retiré une autorisation accordée le 8 septembre et décidé de
réexaminer l'opération.
L'offre de FGC, un fonds d'investissement contrôlé par
l'homme d'affaires Zhendong Liu, s'est achevée vendredi, avec
des promesses de vente représentant 65% du capital, suffisantes
en principe pour poursuivre l'OPA.
Aixtron, dont la direction avait apporté son soutien à
l'offre de FCG, n'a pas dit pour quelle raison le gouvernement
était revenu sur sa décision et le ministère de l'Economie
n'était pas disponible dans l'immédiat.
"On ne sait pas si le ministère a eu de nouveaux éléments
conduisant à la réouverture du dossier", commente Harald
Schnitzer, analyste de DZ Bank.
Aixtron a souligné que la seule alternative à l'offre de FGC
serait de continuer à investir ses maigres fonds dans de
nouvelles technologies dans l'espoir d'une reprise de la demande
ou au contraire réduire la voilure et les effectifs.
La société allemande a du mal à faire face à une situation
de surcapacités et à reprendre à l'américain Veeco Instruments
VECO.O sa position dominante dans les équipement de
fabrication de puces LED.
Le rachat de sociétés technologiques par des sociétés
chinoises est un sujet sensible en Allemagne.
La question prend d'autant plus d'importance que le groupe
chinois d'électroménager Midea 000333.SZ est en train de
racheter le constructeur de robots industriels Kuka KU2G.DE et
que le fondeur chinois Sanan Optoelectronics 600703.SS a dit
lundi être en contact avec le spécialiste allemand de
l'éclairage Osram OSRn.DE , la presse allemande prêtant au
premier l'intention d'acheter le second.
L'action Aixtron perdait 6% en Bourse de Francfort lundi
matin, à 5,45 euros, soit bien en deçà des six euros par action
offerts par FGC.
(Maria Sheahan, avec Gernot Heller, Wilfrid Exbrayat pour le
service français, édité par Benoit Van Overstraeten)