Bel (Vache qui rit, Boursin) se félicite d'une croissance tous azimuts en 2025
information fournie par Boursorama avec AFP 25/03/2026 à 14:59

( AFP / JEFF PACHOUD )

Tous les voyants ont été au vert en 2025 pour le groupe Bel (Vache qui rit, Babybel, Boursin, Pom'Potes...), qui a fait état mercredi d'un bénéfice net ayant doublé à 107 millions d'euros et de ventes en progression dans toutes ses régions.

Le spécialiste des fromages et compotes en portions a enregistré un chiffre d'affaires annuel de 3,83 milliards d'euros, en progression de 2,4% par rapport à 2024. Cette hausse est encore plus élevée à taux de change et périmètre constants (+4,7%) en raison de la dépréciation du dollar.

La division Europe (près de 50% des ventes) a vu son chiffre d'affaires progresser de 3,1% à 1,7 milliard d'euros, la région Amériques et Asie de 2,1% à 1,5 milliard (dont au moins un milliard rien qu'en Amérique du Nord) et le Moyen-Orient et l'Afrique de 1,3% à 616 millions.

Cette croissance "très équilibrée" est en partie tirée par des volumes en augmentation, selon le directeur financier Frédéric Médard.

La directrice générale Cécile Béliot a mis en avant lors d'une conférence de presse mercredi le modèle "multi local" du groupe qui dispose d'une trentaine d'usines en France, aux États-Unis mais aussi en Afrique du Nord, en Asie et même en Iran, en Egypte ou en Turquie.

Ce modèle lui permet non seulement "d'adapter les recettes" en fonction des besoins nutritionnels des différentes populations, mais aussi de "mieux résister" aux secousses comme les droits de douane annoncés par Donald Trump, 75% des produits Bel consommés aux États-Unis étant produits sur place.

Aux États-Unis, le groupe fromager a récemment annoncé 200 millions de dollars d'investissement pour doubler la capacité de son usine de Babybel du Dakota du Sud.

Sur le marché américain, comme en France ou au Royaume-Uni, le groupe mise sur des Babybel protéinés ou des compotes renforcées en vitamines, avec des gammes dédiées aux sportifs.

Le bénéfice net 2025 a bénéficié d'une "normalisation des charges financières" notamment après les restructurations et investissements aux États-Unis en 2024, a précisé le directeur financier Frédéric Médard. Malgré l'inflation des matières premières, la rentabilité du groupe s'est elle maintenue avec une marge opérationnelle courante stable (6,8%).

L'organisation de Bel a aussi permis au groupe une adaptation rapide à la guerre au Moyen-Orient: "on passait par le détroit d'Ormuz et désormais, nous passons par les routes", a expliqué Cécile Béliot.

Des camions partent d'Egypte vers le Golfe ou encore de Pologne, où est produit le Kiri, pour passer par la Turquie puis l'Irak.