BCE: Une hausse des taux en avril est une "option", dit Nagel information fournie par Reuters 26/03/2026 à 09:32
par Reinhard Becker
Une hausse des taux d'intérêt est "une option" pour la Banque centrale européenne (BCE) lors de sa prochaine réunion en avril, a déclaré à Reuters Joachim Nagel, membre de l'institution de Francfort et président de la Bundesbank.
Cette option est envisagée si la guerre au Moyen-Orient fait planer le spectre d'une flambée inflationniste dans la zone euro, a précisé Joachim Nagel.
Il souligne que le comité de politique monétaire de la BCE disposera de suffisamment d'informations, tant sur la guerre que sur son impact sur l'économie, pour décider d'une éventuelle hausse des taux lors de la réunion des 29 et 30 avril.
"C'est certainement une option, mais ce n’est qu’une option", a-t-il déclaré lors d’un entretien au sujet d'une hausse des taux en avril.
Les opérateurs anticipent une première mesure en avril ou lors de la réunion suivante en juin.
"Je pense que d'ici avril, nous aurons suffisamment de données pour déterminer s'il faut agir ou s'il vaut mieux attendre et voir. Mais nous ne devons pas reculer devant la question maintenant simplement parce que nous pensons qu'il est encore trop tôt", a déclaré Joachim Nagel, le gouverneur de la Bundesbank allemande.
La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a déclaré mercredi que la banque centrale des 21 pays de la zone euro était prête à agir lors de toute réunion pour maintenir l'inflation à son objectif de 2%.
La flambée des prix du pétrole et du gaz porte un coup dur à la zone euro, grande consommatrice d'énergie. La fermeture du détroit d'Ormuz perturbe par ailleurs l'approvisionnement en certains produits chimiques, comme les engrais.
Joachim Nagel a déclaré que le comité de politique monétaire de la BCE sera à l'affût de signes de hausse des prix au-delà du secteur de l'énergie et d'augmentations de salaires - signe que l'inflation plus élevée s'installe dans la zone euro.
"Il s’agit assurément d’une situation où chaque jour qui passe contribue à accroître les risques inflationnistes, notamment en ce qui concerne ce qui nous intéresse le plus du point de vue de la politique monétaire : l’évolution des anticipations d’inflation à moyen terme", a-t-il déclaré.
Les opérateurs anticipent deux ou trois hausses du taux directeur de la BCE d'ici la fin de l'année, ce qui le maintiendrait à 2,50% ou 2,75%.
(Rédigé par Francesco Canepa; version française Etienne Breban, édité par Augustin Turpin)