* Accent sur la rentabilité dans la chimie et l'agrochimie
* Baisse de la contribution du segment Pétrole et gaz
* Aucune raison de sortir des hydrocarbures
* Etudie des acquisitions pour l'activité protection des
cultures
par Ludwig Burger
PARIS, 12 mai (Reuters) - BASF BASFn.DE , numéro un mondial
de la chimie par le chiffre d'affaires, a annoncé vendredi
vouloir mettre l'accent sur la rentabilité de ses activités
chimiques et de protection des cultures en raison de la baisse
de la contribution du pétrole et du gaz dans ses bénéfices dans
un contexte de faiblesse des cours.
Le groupe allemand, dont les produits vont des
convertisseurs catalytiques aux vitamines en passant par des
produits chimiques en mousse et des plastiques techniques,
continuera à viser des acquisitions et à vendre des activités
non essentielles pour stimuler la croissance et la stabilité des
bénéfices, a expliqué son président du directoire, Kurt Bock,
aux actionnaires lors de l'assemblée générale annuelle.
"Traditionnellement, le segment 'Pétrole et gaz' représente
environ 25% de l'EBIT avant dépréciation et amortissement, mais
en 2016, ce chiffre n'était que de 15%", a-t-il dit.
"Il est donc encore plus important d'améliorer la
rentabilité de nos activités de produits chimiques et de
protection des cultures année après année. Au cours des
dernières années, nous avons réussi à le faire en moyenne
d'environ 5% par an", a-t-il ajouté.
La filiale d'hydrocarbures Wintershall, créée en 1969,
restera cependant une activité de premier plan, a-t-il précisé.
La baisse du chiffre d'affaires de BASF l'an dernier,
d'environ 13 milliards d'euros à 58 milliards, est liée à un
transfert des activités de négoce et de stockage de gaz du
groupe à Gazprom GAZP.MM .
Cela faisait partie d'un échange d'actifs dans lequel BASF a
pris une participation plus importante dans certains gisements
gaziers sibériens de Gazprom dont la production ne démarrera pas
avant l'année prochaine.
Kurt Bock a réaffirmé son intérêt pour d'éventuelles cibles
susceptibles de renforcer la division protection des cultures,
tout en déplorant que les prix des actifs aient
"considérablement" augmenté au cours des dernières années.
Son concurrent Bayer BAYGn.DE a annoncé cette semaine
avoir accepté de céder son herbicide Liberty et les semences
sous la marque Liberty Link afin d'obtenir le feu vert des
autorités de la concurrence à son projet de fusion avec Monsanto
MON.N . Quelque 2,5 milliards de dollars (2,3 milliards
d'euros) d'actifs doivent être cédés.
BASF est considéré comme un acquéreur potentiel après avoir
raté le rachat de l'activité de protection des cultures du
groupe américain DuPont DD.N dans le cadre de sa fusion avec
son homologue Dow Chemical DOW.N , à la demande des autorités
de la concurrence. Cette activité a été reprise par FMC
FMC.N
(Claude Chendjou pour le service français, édité par Bertrand
Boucey)