BASF plus optimiste pour 2026 malgré la guerre au Moyen-Orient information fournie par Boursorama avec AFP 15/07/2026 à 13:16
Le géant allemand de la chimie BASF a relevé mercredi ses prévisions annuelles, porté par un deuxième trimestre plus fructueux du fait de la hausse de ses prix liés à la guerre au Moyen-Orient, mais reste prudent face aux tensions géopolitiques.
Le résultat opérationnel (EBITDA) hors effets exceptionnels, indicateur clé pour le groupe, est désormais attendu entre 6,9 et 7,7 milliards d'euros, une fourchette supérieure de 700 millions d'euros aux dernières projections de février.
Cela est dû à "une activité meilleure que prévue", selon un communiqué de résultats anticipé qui formule des prévisions pour le deuxième trimestre.
Ainsi, entre avril et juin, l'EBITDA hors exceptionnels a bondi de 50% sur un an à 2,4 milliards d'euros.
Le groupe basé à Ludwigshafen (ouest) n'a cependant pas resserré sa fourchette de résultats pour 2026 "en raison du maintien des incertitudes géopolitiques", notant aussi un "fort degré d'incertitude" pour la chimie mondiale.
A la Bourse de Francfort, vers 11H00 GMT, l'annonce ne rassurait pas les investisseurs, laissant l'action BASF chuter de 3,63% à 47,63 euros.
BASF, qui produit des intrants chimiques cruciaux pour une large palette d'industries, est touchée par l'envolée des coûts de l'énergie et des matières premières provoquée par le blocage du détroit d'Ormuz.
En mars, le groupe a augmenté d'environ 30% les prix de certains de ses produits industriels en Europe.
Mais cette hausse des prix a mécaniquement gonflé son chiffre d'affaires au deuxième trimestre: il a bondi de 16% sur un an, à 17,2 milliards d'euros, aussi aidé par de meilleurs volumes de vente.
En terme d'EBITDA avant effets exceptionnels, les technologies de surface et les produits chimiques de base ont déçu au deuxième trimestre, tandis que l'agrochimie, les matériaux et les solutions industrielles ont "nettement dépassé" les attentes.
Le résultat net part du groupe s'est lui élevé à 4,1 milliards d'euros, grâce à la plus-value de 3,9 milliards d'euros (avant impôts) issue de la cession de la majorité de la division de peintures et revêtements au fonds américain Carlyle.
A l'image de la chimie européenne, BASF demeure en crise à cause des surcapacités mondiales provoquées par la Chine et des prix de l'énergie élevés.