BASF plus optimiste pour 2026 après des résultats au 3T solides
information fournie par Boursorama avec AFP 28/10/2026 à 09:45

( AFP / DANIEL ROLAND )

BASF s'est montré mercredi une nouvelle fois plus optimiste pour l'ensemble de l'année après un troisième trimestre supérieur aux attentes, marqué par une hausse de 14% du chiffre d'affaires à 16,4 milliards d'euros grâce à des prix plus élevés.

De juillet à septembre, le bénéfice d'exploitation ajusté, principale mesure de sa performance, a atteint 1,64 milliard d'euros, dépassant nettement les attentes du consensus sondé par Factset, et contre 1,43 milliard d'euros un an plus tôt.

Le groupe coté au Dax a annoncé dans la foulée qu'il visait désormais pour cet indicateur une valeur comprise entre 7,4 et 7,8 milliards d'euros, contre une fourchette de 6,9 à 7,7 milliards d'euros communiquée auparavant, et après 6,6 milliards d'euros en 2025.

BASF avait déjà relevé ses objectifs cet été.

Les recettes ont été tirées par les hausses de prix en réaction aux perturbations provoquées par le conflit impliquant les États-Unis, Israël et l'Iran. Cela s'est vu en particulier dans les activités de chimie de base, de matériaux, de technologies de surface et de solutions industrielles.

Les volumes ont également progressé dans les activités de chimie de base et de nutrition et soins, tandis que le recul marqué de la division solutions agricoles a pesé sur cette dynamique.

L'industrie chimique européenne reste sous pression en raison des prix élevés de l'énergie et d'une concurrence de plus en plus forte des groupes asiatiques.

BASF mène dans ce contexte une vaste restructuration, notamment sur son site historique de Ludwigshafen (ouest), ce qui l'a conduit à comptabiliser 437 millions d'euros d'éléments exceptionnels négatifs lors du trimestre écoulé.

Le bénéfice net part du groupe à fin septembre a reculé en conséquence d'un peu moins de 10% sur un an, à 155 millions d'euros.

BASF a relevé dernièrement une offre encore informelle de reprise de son concurrent allemand Evonik, qui valorise le groupe de chimie de spécialités à plus de 11 milliards d'euros, selon des informations confirmées à l'AFP par une source proche du dossier.