Banques centrales : le choix du statu quo information fournie par Amundi 02/11/2026 à 11:47
La demande intérieure compense les difficultés liées au commerce extérieur, la croissance de la zone euro reste modeste, des données contrastées au Japon, ce qu'il faut retenir de l'actualité cette semaine…
Les principales banques centrales, notamment la Réserve fédérale américaine (Fed), la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque du Japon, ont maintenu leurs taux directeurs la semaine dernière.
La Fed semble évaluer les effets de sa hausse de taux de septembre et estime que les conditions financières sont aujourd'hui plus restrictives qu'auparavant. Toutefois, son président, Kevin Warsh, a affirmé que les conditions n'étaient pas restrictives, que l'économie était solide et que l'inflation était « trop élevée ». Nous pensons que la Fed cherche à gagner du temps et a laissé la porte ouverte à une hausse en décembre, même si elle n'a fourni aucune indication sur ses prochaines décisions. Nous estimons également que l'intelligence artificielle (IA) et les investissements en rapport sont l'une des raisons pour lesquelles l'économie américaine reste solide. À long terme, ces investissements devraient améliorer la productivité dans l'ensemble de l'économie, mais à court terme, ces dépenses massives génèrent une forte demande de produits et d'infrastructures liés à l'IA, ce qui pourrait provoquer une hausse de l'inflation.
La BCE a également maintenu ses taux et estime que les conditions de financement se sont durcies. Par ailleurs, la hausse des prix de l'énergie et le risque d'effets de second tour liés à ces derniers et aux pressions salariales semblent être contenus pour l'instant. Ces facteurs déterminants devraient orienter les décisions de la BCE en décembre et l'année prochaine.
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