par Jesús Aguado
MADRID, 26 juillet (Reuters) - Bankia BKIA.MC et Bankinter
BKT.MC ont dépassé le consensus au deuxième trimestre même si
leur activité de prêt subit toujours les effets de taux
d'intérêt ultra-bas.
Une reprise économique dynamique et un redressement du
marché immobilier ont permis à la plupart des banques espagnoles
de traiter la question des créances douteuses avec plus de
célérité qu'en Italie, au grand plaisir des investisseurs.
Mais le sauvetage spectaculaire de Banco Popular par Banco
Santander SAN.MC en juin montre que le secteur bancaire
espagnol n'est pas exempt de failles.
Le bénéfice net de Bankia a été de 210 millions d'euros au
deuxième trimestre, en baisse de 14,3% mais dépassant le
consensus Reuters qui le donnait à 188 millions.
Le produit net des intérêts a diminué de 10% à 491 millions
d'euros.
Le bénéfice net de Bankinter a chuté de 36% mais cela
s'explique en partie par une plus-value comptable exceptionnelle
enregistrée l'an dernier à la suite du rachat du pôle banque de
dépôt de Barclays au Portugal.
Le produit net des intérêts a augmenté de 3,7%, grâce à la
filiale portugaise, et la banque a dit que la progression
devrait être encore plus nette au second semestre.
Les analystes jugent favorablement les résultats des deux
banques, encore que, ajoutent-ils, cela était déjà intégré dans
le cours de leurs actions, en hausse de 13% environ depuis le
début de l'année.
L'action Bankia perdait 0,2% vers 8h50 GMT, tandis que
Bankinter cédait 1,6%, alors que l'indice Ibex .IBEX de la
Bourse de Madrid gagnait 0,38% dans le même temps.
Bankia a annoncé en juin l'achat de BMN, créant ainsi le
quatrième groupe bancaire du pays.
Ses créances douteuses avaient diminué à 9,1% fin juin
contre 9,5% fin mars, tandis que son ratio de fonds propres
avait progressé à 13,82% contre 13,37%.
L'Etat espagnol, qui détient 66% du capital de Bankia, a dit
la semaine passée qu'il pourrait céder une participation de 7%
après l'été, cherchant à récupérer une partie des 22 milliards
d'euros injectés dans l'établissement en 2012.
(Wilfrid Exbrayat pour le service français)