Avion de combat européen SCAF : Emmanuel Macron et Friedrich Merz lancent une mission Airbus et Dassault information fournie par Boursorama avec Media Services 19/03/2026 à 14:47
Les rivalités industrielles minent ce projet lancé en 2017 et qui doit notamment accoucher des avions qui remplaceront les Rafale.
"Trouver les voies de convergence" dans un projet au point mort . Emmanuel Macron a annoncé jeudi 19 mars qu'il avait décidé avec le chancelier allemand Friedrich Merz de lancer une "mission de rapprochement" pour tenter de réconcilier Airbus et Dassault. Les deux industriels sont à couteaux tirés sur le projet d'avion de combat européen, le Scaf, dans un contexte de besoins divergents entre Paris et Berlin.
"On a décidé ensemble de lancer une mission de rapprochement d'Airbus et de Dassault dans les semaines qui viennent (...) pour trouver justement les voies de convergence", a assuré le chef de l'État français, lors d'un sommet européen à Bruxelles. Les deux dirigeants ont dîné en tête-à-tête mercredi soir dans la capitale belge avant ce sommet. Alors que leur décision commune sur l'avenir de ce projet est attendue depuis la fin 2025, ils ont décidé de temporiser une fois de plus, sans trancher.
"Je crois beaucoup à ce projet. Je pense qu'il est pertinent stratégiquement" et "les armées française et allemande pensent qu'il est pertinent", a assuré Emmanuel Macron. Les industriels aussi selon lui, mais "ils n'arrivent pas à s'entendre".
S'entendre sur "le cap"
"Notre travail, c'est faire en sorte qu'ils s'entendent" sur ce "cap", qui est "clair" et "fait consensus entre toutes les parties prenantes", a-t-il insisté.
Le constructeur français Dassault a accusé début mars l'avionneur européen Airbus de torpiller le projet d'avion de combat européen du futur, qui a déjà du plomb dans l'aile.
Le Scaf est un projet emblématique de coopération dans la défense européenne, lancé en 2017 par Emmanuel Macron et la chancelière allemande de l'époque Angela Merkel. L'Espagne a rejoint ce projet en 2019.
Mais les rivalités industrielles minent son avancée, et Berlin n'exclut pas de préférer une option à deux avions distincts, qui n'a pas les faveurs de Paris.