* Schneider et Aveva ont déjà discuté rapprochement l'an
dernier
* Ils avaient jeté l'éponge pour des questions de complexité
et de valorisation
* Schneider investissait E756 mlns selon le projet initial
(Actualisé avec cours, précisions et no comment de Schneider)
PARIS, 13 juin (Reuters) - L'éditeur britannique de
logiciels industriels Aveva AVV.L a annoncé lundi avoir repris
des discussions avec le français Schneider Electric SCHN.PA ,
six mois après l'abandon d'un premier projet de rapprochement.
Dans un communiqué publié en réaction à un article de
presse, Aveva explique avoir reçu une offre révisée et
conditionnelle du spécialiste des équipements électrique basse
et moyenne tension, et avoir engagé avec lui des discussions
préliminaires.
L'été dernier, Schneider avait présenté un accord pour
fusionner ses propres activités avec celles d'Aveva et pour
prendre une participation majoritaire dans la nouvelle entité
ainsi formée.
Aveva ajoute lundi que la nouvelle transaction, si elle
aboutit, constituerait là aussi une OPA inverse ("reverse
takeover", et que Schneider Electric détiendrait la majorité du
nouveau périmètre d'Aveva.
Un porte-parole de Schneider Electric a refusé de faire un
commentaire.
A la Bourse de Londres, l'action Aveva gagnait près de 10% à
1.858 pence vers 16h00 tandis qu'à Paris, Schneider perdait
1,65% à 54,32 euros.
Le groupe français avait annoncé le 20 juillet dernier qu'il
investirait 550 millions de livres (756 millions d'euros) dans
des actions nouvelles d'Aveva afin de prendre une participation
de 53,5% dans le leader des logiciels industriels issu de ce
rapprochement.
Mais mi-décembre, après plusieurs mois de due diligence, les
deux groupes avaient abandonné leur projet de rapprochement,
jugé trop complexe et trop risqué par les deux parties. La chute
des cours du brut avait notamment soulevé des questions de
valorisation, Aveva étant très exposé de par son activité aux
marchés du pétrole et du gaz.
(Bureau de Bangalore; Gilles Gillaume et Marc Angrand pour le
service français, édité par Jean-Michel Bélot)