ASML grave la hausse, Uniper se libère, LVMH perd de l'éclat
information fournie par Zonebourse 28/01/2026 à 10:40

ASML impose le tempo et tire les semi-conducteurs, tandis qu'Uniper retrouve de l'élan après des avancées concrètes vers sa privatisation. Néanmoins, les publications décevantes sont sévèrement écartées, Dometic, Stolt-Nielsen et Tele2 faisant les frais d'une lecture exigeante des chiffres. Le luxe n'est pas épargné : LVMH a du mal à redémarrer.

Actions en hausse :

Uniper ( 6%) progresse après des signaux positifs autour de sa privatisation. Le marché salue la reconnaissance par la Commission européenne du caractère invendable de la filiale russe Unipro, détenue à 83,7% et valorisée 106,5 MdsRUB. Cette clarification facilite la sortie de l'Etat allemand, qui détient 99,12% du capital, via une cession ou une introduction en Bourse.

ASML ( 5%) est recherché après des résultats supérieurs aux attentes et des perspectives solides. Le chiffre d'affaires trimestriel atteint 9,72 MdsEUR (consensus 9,58 MdsEUR) pour un BPA de 7,34 EUR. Le groupe vise 34-39 MdsEUR de ventes en 2026 et lance un rachat d'actions de 12 MdsEUR. JP Morgan reste à l'achat (1 300 EUR), Jefferies demeure neutre (1 020 EUR).

Nordnet ( 4%) se distingue après une publication trimestrielle supérieure aux attentes et un dividende relevé. Les revenus atteignent 1 405 MSEK au T4 (consensus 1 355), pour un résultat d'exploitation de 961 MSEK. Le dividende proposé est porté à 8,60 SEK par action, au-dessus des anticipations, confirmant la bonne dynamique opérationnelle du courtier en ligne.

STMicroelectronics ( 4%) s'inscrit en nette hausse dans le sillage du secteur des semi-conducteurs, porté par les commandes record annoncées par ASML au quatrième trimestre 2025. Les perspectives de croissance du spécialiste néerlandais, dopées par la demande liée à l'intelligence artificielle, ravivent l'appétit pour l'ensemble de la chaîne européenne des puces, dont STM fait partie.

Alstom ( 4%) prolonge son rebond après le repli de la veille, soutenu par deux bonnes nouvelles. JP Morgan réitère sa recommandation à l'achat et relève légèrement son objectif de cours à 34,30 EUR. Le titre profite aussi de sa participation au consortium retenu pour l'extension de la ligne Rouge du métro de Riyad (8,4 km, cinq stations), un projet qualifié de "majeur".

Bekaert ( 4%) s'inscrit en hausse après l'annonce de l'acquisition des activités de renforcement de pneus de Bridgestone en Chine et en Thaïlande. L'opération, financée en numéraire pour 60 MEUR, devrait ajouter environ 80 MEUR de chiffre d'affaires annuel et renforcer la position de leader du groupe dans le renfort de pneus, un mouvement stratégique salué donc par le marché.

Lonza ( 3%) réagit modérément après un exercice 2025 solide. Le chiffre d'affaires atteint 6,5 MdsCHF, en hausse de 21,7%, pour un Ebitda core de 2,1 MdsCHF et une marge de 31,6%. Le groupe propose un dividende relevé à 5,00 CHF et vise pour 2026 une croissance du chiffre d'affaires de 11-12% à taux constants, avec une marge Ebitda core au-delà de 32%, malgré un effet de change négatif attendu.

Actions en baisse :


Dometic Group (-13%) plonge après la publication de résultats trimestriels nettement inférieurs aux attentes. Le chiffre d'affaires du quatrième trimestre ressort à 4 058 MSEK, en deçà du consensus, tandis que l'EBIT et l'EBITA ajusté déçoivent largement. Le groupe affiche en outre une perte nette et un bénéfice par action ajusté négatif. La réduction du dividende à 1,00 SEK, contre 1,30 précédemment, accentue la sanction du marché malgré un discours évoquant une normalisation progressive de l'environnement opérationnel.

Stolt-Nielsen (-7%) est lourdement sanctionné après la publication de résultats trimestriels en dessous des attentes. Le chiffre d'affaires du quatrième trimestre ressort à 680,6 MUSD, inférieur au consensus, malgré un EBITDA de 186 MUSD et un bénéfice par action de 1,12 USD. Le marché retient surtout la déception sur l'activité, éclipsant le discours rassurant de la direction sur la solidité financière et la continuité d'exploitation.

LVMH (-7%) et Christian Dior (-6%) reculent après des résultats jugés décevants pour le groupe de luxe. LVMH affiche des ventes 2025 en baisse de 5% à 80,8 MdsEUR et un résultat opérationnel courant en repli de 9% à 17,8 MdsEUR, pénalisé par les devises et un ton prudent. UBS reste à l'achat mais abaisse son objectif de cours à 706 EUR, tandis que JP Morgan demeure neutre à 610 EUR.

Tele2 (-5%) recule malgré une publication trimestrielle solide. Le chiffre d'affaires du T4 atteint 8 039 MSEK et l'EBITDA ajusté 3 398 MSEK, en ligne avec les attentes. Le marché reste toutefois prudent face au dividende proposé de 10,50 SEK, qui représente 118 % du flux de trésorerie libre attendu en 2025. Dans un contexte de perspectives 2026 limitées à une croissance organique faible à moyenne à un chiffre, cette politique de distribution alimente les doutes sur sa soutenabilité.

Mobimo Holding (-4%) recule après un changement de ton UBS. La banque suisse abaisse sa recommandation de neutre à vendre, tout en relevant son objectif de cours de 308 à 330 CHF, estimant que le potentiel est désormais largement intégré dans les cours.

Alleima (-4%) cède du terrain après des avis de brokers divergents. Danske Bank abaisse sa recommandation à vendre contre conserver, avec un objectif de cours fixé à 68 SEK, tandis que Nordea maintient une opinion achat mais réduit sa cible de 97 à 85 SEK. Ces signaux contrastés alimentent la prudence du marché.