Après le trou d'air de la veille, Wall Street va tenter de se relancer information fournie par Zonebourse 24/02/2026 à 14:30
A une heure de l'ouverture de Wall Street, les principaux indices américains sont attendus en légère hausse : selon les "futures", le Dow Jones et le S&P 500 devraient grappiller 0,1%, dans le sillage du Nasdaq 100 ( 0,3%).
Hier les marchés américains ont achevé la séance en net repli avec -1% pour le S&P 500, -1,2% pour le Nasdaq 100 et même -1,6% pour le Dow Jones. Les marchés doivent désormais composer avec deux vents contraires majeurs, à savoir le chamboulement que génère l'IA sur certains secteurs et les nouvelles incertitudes concernant la question des droits de douane.
"Certains secteurs sont laminés, particulièrement les technologies, les logiciels et la cybersécurité", analysait ce matin Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM. L'expert rappelle quelques chiffres : par rapport à leur point haut, Microsoft est en repli de 30%, Palo Alto de 36%, Salesforce de 52%, ServiceNow de 59%, Adobe de 65%...
"Plus inquiétant encore, la volatilité des marchés est à des niveaux supérieurs à ceux de la crise financière de 2009 et cela signifie que les actions individuelles connaissent une plus grande volatilité que l'indice. Ce n'est pas sain", alerte-t-il. Le VIX évolue d'ailleurs autour des 21,5 ( 1,9%), soit au-delà du seuil du stress (>20).
Croissance et inflation au coeur de l'attention
Malgré ce contexte teinté d'incertitudes, Danske Bank estime que la décision de la Cour Suprême sur les tarifs douaniers américains ne change pas significativement les perspectives macroéconomiques. Les analystes estiment que la politique commerciale passe d'un outil de négociation à un outil budgétaire, sans effet macro majeur à court terme : l'impact sur la croissance et la politique monétaire devrait rester limité.
De son côté, Goldman Sachs prévoit une croissance du PIB américain de 2,5% en 2026, supérieure au consensus, mais liste cinq facteurs de risques baissiers. Le principal écueil serait celui d'une correction boursière. Selon la banque, une baisse de 10% des actions retrancherait environ 0,5 point de croissance US. L'institution évoque aussi une adoption plus disruptive de l'IA qui pourrait relever le chômage et peser sur la consommation, sauf si les gains de productivité compensent.
Une hausse supplémentaire des droits de douane ( 5 points) réduirait la croissance de 0,4 point, tandis qu'un baril plus cher de 10 dollars n'aurait qu'un effet limité (-0,05 point). Enfin, une montée des défauts dans le crédit privé pourrait raboter la croissance d'environ 0,2 point.
"Isolément, ces chocs resteraient modérés, mais leur combinaison pourrait entraîner un ralentissement plus marqué et inciter la Fed à assouplir davantage sa politique monétaire", explique en substance la banque.
Enfin, Bank of America s'inquiète pour sa part de l'inflation sous-jacente aux Etats-Unis qui, selon elle, reste supérieure à 2%. "Cette conviction repose notamment sur le fait que le nombre de produits et services présentant une inflation annuelle supérieure à 2% a augmenté par rapport à la période précédant la pandémie", indiquent les analystes.
D'après la banque, la Réserve fédérale aurait donc tout intérêt à maintenir ses taux inchangés plutôt que de les baisser davantage et de risquer une surinflation encore plus importante.
Finalement, les marchés semblent (pour l'instant) soutenus par la résilience économique et la dynamique des grandes valeurs technologiques, mais l'incertitude commerciale et géopolitique continue d'alimenter la volatilité.
Les résultats de Nvidia en ligne de mire
Evoluant à tâtons dans ce paysage financier brumeux, les marchés peuvent se rassurer en s'appuyant sur les résultats bien tangibles des sociétés.
A ce titre, Domino's Pizza s'est adjugé hier l'une des plus fortes hausses de l'indice S&P 500, progressant de 2,95% à 395,98 dollars, dans le sillage d'une solide publication au 4e trimestre.
A midi, Home Depot a publié des ventes de 38,2 milliards de dollars pour le quatrième trimestre de l'exercice 2025, en baisse de 1,5 milliard de dollars, soit 3,8 % par rapport au quatrième trimestre de l'exercice 2024. Les ventes comparables ont augmenté de 0,4%, et les ventes comparables aux États-Unis ont augmenté de 0,3%.
Les publications de Constellation Energy ou Dr Pepper sont aussi attendues aujourd'hui avant de laisser la place, demain, à Nvidia dont la publication constitue chaque trimestre, le temps d'une journée, le centre de gravité de la planète financière. Les attentes autour de la valeur sont d'autant plus élevées que des craintes d'essoufflement du secteur pèsent sur les marchés depuis plusieurs semaines.
En attendant, l'agenda économique s'annonce léger aujourd'hui outre-Atlantique : les chiffres de la confiance des consommateurs seront publiés à 16h.
Dans le reste de l'actualité, le WTI s'apprécie de 0,9%, autour des 66,8 USD le baril, tandis que le billet vert est stable face à la monnaie unique, autour des 0,848 EUR.
Enfin, sur le compartiment obligataire, le rendement de l'US T-Bonds à 10 ans est stable, autour des 4,04%.
Hier les marchés américains ont achevé la séance en net repli avec -1% pour le S&P 500, -1,2% pour le Nasdaq 100 et même -1,6% pour le Dow Jones. Les marchés doivent désormais composer avec deux vents contraires majeurs, à savoir le chamboulement que génère l'IA sur certains secteurs et les nouvelles incertitudes concernant la question des droits de douane.
"Certains secteurs sont laminés, particulièrement les technologies, les logiciels et la cybersécurité", analysait ce matin Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM. L'expert rappelle quelques chiffres : par rapport à leur point haut, Microsoft est en repli de 30%, Palo Alto de 36%, Salesforce de 52%, ServiceNow de 59%, Adobe de 65%...
"Plus inquiétant encore, la volatilité des marchés est à des niveaux supérieurs à ceux de la crise financière de 2009 et cela signifie que les actions individuelles connaissent une plus grande volatilité que l'indice. Ce n'est pas sain", alerte-t-il. Le VIX évolue d'ailleurs autour des 21,5 ( 1,9%), soit au-delà du seuil du stress (>20).
Croissance et inflation au coeur de l'attention
Malgré ce contexte teinté d'incertitudes, Danske Bank estime que la décision de la Cour Suprême sur les tarifs douaniers américains ne change pas significativement les perspectives macroéconomiques. Les analystes estiment que la politique commerciale passe d'un outil de négociation à un outil budgétaire, sans effet macro majeur à court terme : l'impact sur la croissance et la politique monétaire devrait rester limité.
De son côté, Goldman Sachs prévoit une croissance du PIB américain de 2,5% en 2026, supérieure au consensus, mais liste cinq facteurs de risques baissiers. Le principal écueil serait celui d'une correction boursière. Selon la banque, une baisse de 10% des actions retrancherait environ 0,5 point de croissance US. L'institution évoque aussi une adoption plus disruptive de l'IA qui pourrait relever le chômage et peser sur la consommation, sauf si les gains de productivité compensent.
Une hausse supplémentaire des droits de douane ( 5 points) réduirait la croissance de 0,4 point, tandis qu'un baril plus cher de 10 dollars n'aurait qu'un effet limité (-0,05 point). Enfin, une montée des défauts dans le crédit privé pourrait raboter la croissance d'environ 0,2 point.
"Isolément, ces chocs resteraient modérés, mais leur combinaison pourrait entraîner un ralentissement plus marqué et inciter la Fed à assouplir davantage sa politique monétaire", explique en substance la banque.
Enfin, Bank of America s'inquiète pour sa part de l'inflation sous-jacente aux Etats-Unis qui, selon elle, reste supérieure à 2%. "Cette conviction repose notamment sur le fait que le nombre de produits et services présentant une inflation annuelle supérieure à 2% a augmenté par rapport à la période précédant la pandémie", indiquent les analystes.
D'après la banque, la Réserve fédérale aurait donc tout intérêt à maintenir ses taux inchangés plutôt que de les baisser davantage et de risquer une surinflation encore plus importante.
Finalement, les marchés semblent (pour l'instant) soutenus par la résilience économique et la dynamique des grandes valeurs technologiques, mais l'incertitude commerciale et géopolitique continue d'alimenter la volatilité.
Les résultats de Nvidia en ligne de mire
Evoluant à tâtons dans ce paysage financier brumeux, les marchés peuvent se rassurer en s'appuyant sur les résultats bien tangibles des sociétés.
A ce titre, Domino's Pizza s'est adjugé hier l'une des plus fortes hausses de l'indice S&P 500, progressant de 2,95% à 395,98 dollars, dans le sillage d'une solide publication au 4e trimestre.
A midi, Home Depot a publié des ventes de 38,2 milliards de dollars pour le quatrième trimestre de l'exercice 2025, en baisse de 1,5 milliard de dollars, soit 3,8 % par rapport au quatrième trimestre de l'exercice 2024. Les ventes comparables ont augmenté de 0,4%, et les ventes comparables aux États-Unis ont augmenté de 0,3%.
Les publications de Constellation Energy ou Dr Pepper sont aussi attendues aujourd'hui avant de laisser la place, demain, à Nvidia dont la publication constitue chaque trimestre, le temps d'une journée, le centre de gravité de la planète financière. Les attentes autour de la valeur sont d'autant plus élevées que des craintes d'essoufflement du secteur pèsent sur les marchés depuis plusieurs semaines.
En attendant, l'agenda économique s'annonce léger aujourd'hui outre-Atlantique : les chiffres de la confiance des consommateurs seront publiés à 16h.
Dans le reste de l'actualité, le WTI s'apprécie de 0,9%, autour des 66,8 USD le baril, tandis que le billet vert est stable face à la monnaie unique, autour des 0,848 EUR.
Enfin, sur le compartiment obligataire, le rendement de l'US T-Bonds à 10 ans est stable, autour des 4,04%.