Après le sommet de Pékin, les marchés redescendent information fournie par Zonebourse 15/05/2026 à 17:59
Fin de semaine morose sur les marchés. Au gong final, l'indice parisien recule de 1,6%, à 7 953 points, devant Londres (-1,71%) et Francfort (-2,05%). Les places européennes semblent déçues par la rencontre Trump-Xi, qui n'a permis d'entrevoir aucune avancée entre Washington et Pékin. Ni feuille de route pour sortir du conflit tarifaire, ni ébauche de solution autour de Taïwan n'ont été esquissées... Et si la montagne avait accouché d'une souris ?
Pendant 48 heures, la planète finance orbitait autour d'un point bien précis : Pékin, où Donald Trump, accompagné de plusieurs figures de proue du capitalisme américain, a été reçu en grande pompe par le leader chinois, Xi Jinping.
Si d'épineux dossier jonchaient la table et avaient de quoi occuper les dirigeants (droits de douane, accès aux terres rares, souveraineté de Taïwan, lien avec l'Iran et la Russie...), le bilan des courses est plutôt maigre.
"Les attentes avant le sommet avaient même volontairement été revues à la baisse", souligne Bernd Weidensteiner, analyste chez Commerzbank. "Les deux parties avaient laissé entendre à l'avance qu'une percée majeure était peu probable, et le cadrage même du sommet - centré sur la "stabilité" comme objectif à trois ans - reflète un choix stratégique : gérer la relation plutôt que la refondre en profondeur."
Au-delà de la cordialité surjouée entre les deux dirigeants, le sommet s'est donc tenu sous le poids de profonds désaccords structurels, et le manque d'enthousiasme des deux parties à trouver des solutions n'a pas de quoi rassurer les marchés. D'autant que Xi a lancé un avertissement sévère sur la question de Taïwan, estimant que toute mauvaise gestion du dossier pourrait entraîner les deux nations dans un "conflit" et une "situation extrêmement dangereuse".
Les "semis" en repli
En France, l'indice parisien est plombé par STMicro (-4,22%), qui subit d'importants dégagements après une performance de près de 144% depuis le début de l'année. D'autres stars du secteur des semi-conducteurs sont aussi en forte contraction, à l'image de l'allemand Infineon (-4,23%) ou du néerlandais ASML (-4,42%).
Jusqu'ici, les gagnants de l'IA que sont les fabricants de semi-conducteurs et leurs équipementiers semblaient immunisés contre la montée des craintes inflationnistes, mais la hausse des taux obligataires semble inciter les investisseurs à réduire leur exposition aux risques. Ce soir, le rendement des T-Bonds à 10 ans atteint 4,59% ( 13 pts) tandis que ''OAT de même échéance est à 3,96%.
Autre lanterne rouge du CAC, Stellantis affiche un repli de 3,51% après la signature d'un accord de coopération stratégique avec Dongfeng visant à renforcer son partenariat avec le constructeur automobile chinois. Cette annonce a été fraîchement accueillie par les analystes qui pointent le retard du groupe européen après plusieurs années de sous-investissements.
Au cours de la semaine écoulée, le CAC 40 affiche ainsi un repli de l'ordre de 2%, soit bien plus que le Footsie (-0,5%) et du DAX (-1,7%).
L'Iran en toile de fond
Le repli des indices est aussi soutenu par la hausse des cours de l'or, avec un Brent qui s'échange désormais autour des 109 USD le baril ( 2,3%), alors que la situation s'enlise à Ormuz.
Abbas Araqchi, le ministre iranien des affaires étrangères, a signalé que l'Iran était favorable aux discussions, mais "uniquement si l'autre partie faisait preuve de sérieux et recherchait sincèrement de véritables négociations".
Difficile de lui donner tort : interrogé à bord d'Air Force One après son déplacement en Chine, Donald Trump a indiqué au sujet des propositions iraniennes qu'on peut lui soumettre : "Si la première phrase ne me plaît pas, je la jette tout simplement... s'ils parlent de nucléaire, sous quelque forme que ce soit, je ne lis pas le reste de leur lettre."
Des statistiques positives qui ne suffisent pas à rassurer
Les marchés ont néanmoins pu tenter de se rassurer avec deux statistiques parues aujourd'hui outre-Atlantique. L'activité des entreprises manufacturières a fortement augmenté dans l'Etat de New York en mai, selon la Fed de New York. L'indice général des conditions économiques a grimpé de neuf points pour atteindre 19,6, son niveau le plus élevé depuis plus de quatre ans.
Par ailleurs, en rythme mensuel, la production industrielle américaine a augmenté de 0,7% en avril, après avoir reculé de 0,3% en août. Elle était attendue en hausse de 0,3%. Le taux d'utilisation des capacités de production est de 76,1%, contre 75,8% attendus après 75,7% le mois précédent.
Pas de quoi soulager les marchés américains : ce soir, le S&P 500 et le Dow Jones reculent de 1,2%, tandis que le Nasdaq lâche 1,6%.
Pendant 48 heures, la planète finance orbitait autour d'un point bien précis : Pékin, où Donald Trump, accompagné de plusieurs figures de proue du capitalisme américain, a été reçu en grande pompe par le leader chinois, Xi Jinping.
Si d'épineux dossier jonchaient la table et avaient de quoi occuper les dirigeants (droits de douane, accès aux terres rares, souveraineté de Taïwan, lien avec l'Iran et la Russie...), le bilan des courses est plutôt maigre.
"Les attentes avant le sommet avaient même volontairement été revues à la baisse", souligne Bernd Weidensteiner, analyste chez Commerzbank. "Les deux parties avaient laissé entendre à l'avance qu'une percée majeure était peu probable, et le cadrage même du sommet - centré sur la "stabilité" comme objectif à trois ans - reflète un choix stratégique : gérer la relation plutôt que la refondre en profondeur."
Au-delà de la cordialité surjouée entre les deux dirigeants, le sommet s'est donc tenu sous le poids de profonds désaccords structurels, et le manque d'enthousiasme des deux parties à trouver des solutions n'a pas de quoi rassurer les marchés. D'autant que Xi a lancé un avertissement sévère sur la question de Taïwan, estimant que toute mauvaise gestion du dossier pourrait entraîner les deux nations dans un "conflit" et une "situation extrêmement dangereuse".
Les "semis" en repli
En France, l'indice parisien est plombé par STMicro (-4,22%), qui subit d'importants dégagements après une performance de près de 144% depuis le début de l'année. D'autres stars du secteur des semi-conducteurs sont aussi en forte contraction, à l'image de l'allemand Infineon (-4,23%) ou du néerlandais ASML (-4,42%).
Jusqu'ici, les gagnants de l'IA que sont les fabricants de semi-conducteurs et leurs équipementiers semblaient immunisés contre la montée des craintes inflationnistes, mais la hausse des taux obligataires semble inciter les investisseurs à réduire leur exposition aux risques. Ce soir, le rendement des T-Bonds à 10 ans atteint 4,59% ( 13 pts) tandis que ''OAT de même échéance est à 3,96%.
Autre lanterne rouge du CAC, Stellantis affiche un repli de 3,51% après la signature d'un accord de coopération stratégique avec Dongfeng visant à renforcer son partenariat avec le constructeur automobile chinois. Cette annonce a été fraîchement accueillie par les analystes qui pointent le retard du groupe européen après plusieurs années de sous-investissements.
Au cours de la semaine écoulée, le CAC 40 affiche ainsi un repli de l'ordre de 2%, soit bien plus que le Footsie (-0,5%) et du DAX (-1,7%).
L'Iran en toile de fond
Le repli des indices est aussi soutenu par la hausse des cours de l'or, avec un Brent qui s'échange désormais autour des 109 USD le baril ( 2,3%), alors que la situation s'enlise à Ormuz.
Abbas Araqchi, le ministre iranien des affaires étrangères, a signalé que l'Iran était favorable aux discussions, mais "uniquement si l'autre partie faisait preuve de sérieux et recherchait sincèrement de véritables négociations".
Difficile de lui donner tort : interrogé à bord d'Air Force One après son déplacement en Chine, Donald Trump a indiqué au sujet des propositions iraniennes qu'on peut lui soumettre : "Si la première phrase ne me plaît pas, je la jette tout simplement... s'ils parlent de nucléaire, sous quelque forme que ce soit, je ne lis pas le reste de leur lettre."
Des statistiques positives qui ne suffisent pas à rassurer
Les marchés ont néanmoins pu tenter de se rassurer avec deux statistiques parues aujourd'hui outre-Atlantique. L'activité des entreprises manufacturières a fortement augmenté dans l'Etat de New York en mai, selon la Fed de New York. L'indice général des conditions économiques a grimpé de neuf points pour atteindre 19,6, son niveau le plus élevé depuis plus de quatre ans.
Par ailleurs, en rythme mensuel, la production industrielle américaine a augmenté de 0,7% en avril, après avoir reculé de 0,3% en août. Elle était attendue en hausse de 0,3%. Le taux d'utilisation des capacités de production est de 76,1%, contre 75,8% attendus après 75,7% le mois précédent.
Pas de quoi soulager les marchés américains : ce soir, le S&P 500 et le Dow Jones reculent de 1,2%, tandis que le Nasdaq lâche 1,6%.