Apple Maps change le nom du lac Ontario en "lac Amérique"
information fournie par Reuters 02/09/2026 à 10:47

par David Shepardson et Stephen Nellis

Apple AAPL.O a rebaptisé mardi le lac Ontario "lac Amérique" sur la version web de son application Apple Maps, à la suite du décret présidentiel de Donald Trump visant à modifier son nom.

C'est d'abord Alphabet GOOGL.O qui a pris l'initiative samedi soir de le renommer sur son application Google Maps pour les utilisateurs américains.

À son tour, Apple a confirmé que ces derniers verraient désormais s’afficher "lac Amérique", après que ce plan d’eau a été renommé dans le Système d’information sur les noms géographiques des États-Unis.

Les canadiens continueront de voir "lac Ontario", tandis que le reste du monde lira les deux noms, conformément à l’approche adoptée par la multinationale lorsque le président avait rebaptisé le golfe du Mexique "golfe d’Amérique" en janvier 2025.

Ces mesures illustrent la manière dont les entreprises de technologie américaines se retrouvent entraînées dans des conflits géopolitiques, l’administration de Donald Trump faisant pression sur elles pour qu’elles se conforment à des décrets rejetés par les alliés et les instances internationales.

Cette décision concernant le lac Ontario, l’un des cinq Grands Lacs d’Amérique du Nord, s’applique à l’usage fédéral américain et ne régit pas la manière dont le Canada, les organismes internationaux ou d’autres organisations le désignent.

Une majorité d’Américains s’oppose aux mesures prises par le chef d'État la semaine dernière visant à augmenter les taxes sur les produits canadiens importés, ainsi qu’à son décret concernant le lac Ontario, selon un nouveau sondage Reuters/Ipsos.

Le Premier ministre canadien Mark Carney et la gouverneure de New York Kathy Hochul, une démocrate, ont également réagi en déclarant qu’ils s'opposaient à ce plan.

Environ 52% de la superficie du lac Ontario se trouve au Canada, le reste se situant dans l’État de New York.

Depuis début 2025, Donald Trump n’a cessé d'évoquer la possibilité que son voisin du Nord devienne le 51e État américain, une idée que les dirigeants du pays ont qualifiée de ridicule.

(Rédigé par Shepardson à Washington et Stephen Nellis à San Francisco ; Version française Rihab Latrache, édité par Augustin Turpin)