4 juin (Reuters) - Apple AAPL.O devrait annoncer cette
semaine ouvrir son assistant vocal Siri à davantage
d'applications, une initiative visant à contrer le succès du
service Alexa d'Amazon AMZN.O .
Mais le groupe californien devrait probablement s'en tenir à
son principe de se concentrer sur un petit nombre de
fonctionnalités en cherchant à les perfectionner, plutôt que de
les élargir le plus possible, selon des ingénieurs et experts en
intelligence artificielle.
Siri fonctionne aujourd'hui avec seulement six types
d'applications: réservation de transports, messagerie, recherche
de photos, paiement, activité physique et infodivertissement.
Lors de sa traditionnelle Conférence internationale des
développeurs qui s'ouvre lundi à San Jose, Apple devrait
annoncer élargir ces catégories.
Certains experts s'attendent également à ce qu'Apple dévoile
un appareil similaire à l'Echo d'Amazon, ce boîtier, de la forme
d'un haut-parleur cylindrique, équipé du logiciel Alexa
permettant d'effectuer uniquement par la voix des achats sur
internet. Apple a refusé de s'exprimer sur ce sujet.
Mais même si Siri double ses domaines d'intervention, il
restera très loin des quelque 12.000 tâches qu'Alexa peut
traiter.
Il s'agit là d'une différence stratégique de taille entre
les deux géants de la technologie
Apple parie que les clients n'utiliseront pas les commandes
vocales si elles ne procurent pas un service similaire à celui
fourni par un être humain, ce qui constitue une limite à ce que
peut faire Siri.
Amazon ne s'impose pas de telles restrictions avec Alexa,
pariant que l'assistant vocal avec le plus de "compétences"
séduira bon nombres d'adeptes, même s'il commet quelques fautes.
Ainsi, actuellement, il suffit à un propriétaire d'iPhone de
dire "Siri, j'aimerais me rendre à l'aéroport" pour que Siri
ouvre l'application Uber ou Lyft et réserve une voiture.
Le logiciel Alexa a besoin de davantage de précisions,
utilisant un nombre limité de termes comme "demande". Par
exemple, "Alexa, demande un Uber pour une course" fonctionnera,
mais "Alexa commande-moi un Uber", ne sera pas exécuté car Alexa
ne comprend pas qu'il devrait ouvrir l'application "Uber".
Les assistants virtuels qui répondent aux commandes vocales,
deviennent une priorité pour les groupes technologiques qui
cherchent des façons de retenir les consommateurs et de
développer courses et services en ligne pour accroître leurs
revenus.
(Stephen Nellis; Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service
français))
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