Ambiance morose en Europe, le repli du luxe pèse sur les cours information fournie par Zonebourse 15/01/2026 à 12:06
À mi-séance, l'ambiance est plutôt maussade sur les principales places boursières européennes. Paris recule de 0,3%, tandis que Francfort est à l'équilibre. Londres tire toutefois son épingle du jeu : le Footsie grappille 0,5%.
Le coup d'envoi de la saison des résultats a été donné des deux côtés de l'Atlantique, captant l'attention des investisseurs. Sur le Vieux Continent, le géant du luxe Richemont cède près de 3% ce matin, malgré des ventes trimestrielles dépassant les prévisions des analystes. Les intervenants boudent malgré tout la publication, retenant surtout la hausse du coût des matières premières (métaux précieux), qui pèse sur les marges. Le mastodonte suisse entraîne dans son sillage Kering (-4%) et LVMH (-2,2%).
Le repli du luxe est toutefois partiellement compensé par la dynamique à l'oeuvre du secteur des semi-conducteurs, en forte hausse après les résultats records de TSMC. A Paris, Schneider Electric et STMicro signent les meilleures performances du CAC, à 1,3%.
A l'inverse, Thales enregistre l'une des plus fortes baisses de la place parisienne (-3,3%). Alors que la perspective de frappes des États-Unis sur Téhéran semble s'éloigner, les actions des entreprises européennes du secteur de la défense subissent de nombreux dégagements, comme l'illustre le repli de 1,5% du MSCI Europe/Aero & Defense, un indice qui regroupe une quinzaine de sociétés européennes du secteur.
Enfin, toujours dans l'actualité des sociétés européennes, Repsol lâche 6% après avoir fait état hier soir d'une production nettement inférieure aux attentes à l'occasion de son point d'activité pour le 4e trimestre.
Une actualité géopolitique très dense
"Les marchés privés abordent l'année 2026 en mettant l'accent sur la liquidité et le retour aux fondamentaux, une situation qui suscite davantage de tensions qu'il n'y paraît à première vue", suggérait ce matin le dernier rapport de MSCI consacré aux tendances clés du capital-investissement à surveiller en 2026.
Il faut dire que le début de l'année est extrêmement chargé sur le plan géopolitique : "arrestation d'un dirigeant étranger, menaces sur l'Iran, potentielles poursuites contre le président de la FED pour des affaires criminelles, jugement imminent de la Cour suprême sur les droits de douane... Et nous sommes tout juste à la mi-janvier", rappelait hier Frederik Ducrozet (Pictet Wealth Management).
Une pluie de données macro-économiques à digérer
Dans ce contexte fait d'incertitudes, les marchés peuvent se raccrocher aux données macroéconomiques.
À ce titre, l'excédent commercial s'est nettement réduit au mois de novembre dans la zone euro, sous l'effet d'une forte baisse des exportations à destination des États-Unis. Très concrètement, la zone euro a affiché un excédent de 9,9 milliards d'euros dans ses échanges de biens avec le reste du monde en novembre 2025, à comparer avec un chiffre qui s'était établi à 15,4 milliards d'euros en novembre 2024.
Outre-Rhin, selon les premières estimations de l'Office fédéral de la statistique allemand, le produit intérieur brut, corrigé des prix, a augmenté de 0,2% en 2025 par rapport à l'année précédente, conformément aux prévisions des analystes.
Dans l'Hexagone, sur un an, les prix à la consommation en France augmentent de 0,8% en décembre 2025, en léger ralentissement après 0,9% en novembre, selon l'Insee, qui confirme ainsi son estimation provisoire publiée le 6 janvier dernier.
Au Royaume-Uni, la production industrielle a grimpé de 1,1% en novembre par rapport au mois précédent, après avoir augmenté de 1,3% en octobre, tandis que le déficit commercial s'est réduit de 1,2 milliard de livres sterling, à 18,9 milliards.
Dans l'après-midi, l'attention des marchés se portera sur les inscriptions hebdomadaires au chômage et sur l'indice "Empire State" aux États-Unis.
Sur le compartiment obligataire, le rendement du Bund à 10 ans est stable, à 2,81%, tandis que celui de l'OAT de même échéance est à 3,49% (stable également).À Londres, le Brent recule de 2,5%, à 63,7 USD le baril. L'euro reste stable face au billet vert, à 1,164 USD.
Le coup d'envoi de la saison des résultats a été donné des deux côtés de l'Atlantique, captant l'attention des investisseurs. Sur le Vieux Continent, le géant du luxe Richemont cède près de 3% ce matin, malgré des ventes trimestrielles dépassant les prévisions des analystes. Les intervenants boudent malgré tout la publication, retenant surtout la hausse du coût des matières premières (métaux précieux), qui pèse sur les marges. Le mastodonte suisse entraîne dans son sillage Kering (-4%) et LVMH (-2,2%).
Le repli du luxe est toutefois partiellement compensé par la dynamique à l'oeuvre du secteur des semi-conducteurs, en forte hausse après les résultats records de TSMC. A Paris, Schneider Electric et STMicro signent les meilleures performances du CAC, à 1,3%.
A l'inverse, Thales enregistre l'une des plus fortes baisses de la place parisienne (-3,3%). Alors que la perspective de frappes des États-Unis sur Téhéran semble s'éloigner, les actions des entreprises européennes du secteur de la défense subissent de nombreux dégagements, comme l'illustre le repli de 1,5% du MSCI Europe/Aero & Defense, un indice qui regroupe une quinzaine de sociétés européennes du secteur.
Enfin, toujours dans l'actualité des sociétés européennes, Repsol lâche 6% après avoir fait état hier soir d'une production nettement inférieure aux attentes à l'occasion de son point d'activité pour le 4e trimestre.
Une actualité géopolitique très dense
"Les marchés privés abordent l'année 2026 en mettant l'accent sur la liquidité et le retour aux fondamentaux, une situation qui suscite davantage de tensions qu'il n'y paraît à première vue", suggérait ce matin le dernier rapport de MSCI consacré aux tendances clés du capital-investissement à surveiller en 2026.
Il faut dire que le début de l'année est extrêmement chargé sur le plan géopolitique : "arrestation d'un dirigeant étranger, menaces sur l'Iran, potentielles poursuites contre le président de la FED pour des affaires criminelles, jugement imminent de la Cour suprême sur les droits de douane... Et nous sommes tout juste à la mi-janvier", rappelait hier Frederik Ducrozet (Pictet Wealth Management).
Une pluie de données macro-économiques à digérer
Dans ce contexte fait d'incertitudes, les marchés peuvent se raccrocher aux données macroéconomiques.
À ce titre, l'excédent commercial s'est nettement réduit au mois de novembre dans la zone euro, sous l'effet d'une forte baisse des exportations à destination des États-Unis. Très concrètement, la zone euro a affiché un excédent de 9,9 milliards d'euros dans ses échanges de biens avec le reste du monde en novembre 2025, à comparer avec un chiffre qui s'était établi à 15,4 milliards d'euros en novembre 2024.
Outre-Rhin, selon les premières estimations de l'Office fédéral de la statistique allemand, le produit intérieur brut, corrigé des prix, a augmenté de 0,2% en 2025 par rapport à l'année précédente, conformément aux prévisions des analystes.
Dans l'Hexagone, sur un an, les prix à la consommation en France augmentent de 0,8% en décembre 2025, en léger ralentissement après 0,9% en novembre, selon l'Insee, qui confirme ainsi son estimation provisoire publiée le 6 janvier dernier.
Au Royaume-Uni, la production industrielle a grimpé de 1,1% en novembre par rapport au mois précédent, après avoir augmenté de 1,3% en octobre, tandis que le déficit commercial s'est réduit de 1,2 milliard de livres sterling, à 18,9 milliards.
Dans l'après-midi, l'attention des marchés se portera sur les inscriptions hebdomadaires au chômage et sur l'indice "Empire State" aux États-Unis.
Sur le compartiment obligataire, le rendement du Bund à 10 ans est stable, à 2,81%, tandis que celui de l'OAT de même échéance est à 3,49% (stable également).À Londres, le Brent recule de 2,5%, à 63,7 USD le baril. L'euro reste stable face au billet vert, à 1,164 USD.