Ambiance maussade en Europe, Publicis pèse sur la cote parisienne information fournie par Zonebourse 03/02/2026 à 11:55
À mi-séance, les principales places boursières européennes sont emmenées par Francfort qui gagne 0,3%, devant Paris ( 0,1%) tandis que Londres recule de 0,2%.
C'est le sujet du début de semaine : la nomination de Kevin Warsh à la présidence de la Fed fait jaser des deux côtés de l'Atlantique et les marchés tentent d'en savoir plus sur le successeur de Jerome Powell. Vrai faucon ? Faux faucon ? Trumpiste convaincu ou vrai opportuniste ?
"Kevin Warsh ne devrait pas bouleverser les perspectives de taux à court terme, mais son influence pourrait se faire sentir sur la gestion du bilan", soulignent ce matin les équipes de Danske Bank.
Les analystes rappellent que Warsh plaide pour un bilan plus restreint et qu'il s'est opposé à l'assouplissement quantitatif (QE) lors de son précédent mandat au Conseil des gouverneurs de la Fed. "Si Warsh obtient gain de cause, les conditions de liquidité en dollars devraient se resserrer à nouveau", anticipe la banque.
Un faucon plane sur la Fed, l'or y laisse des plumes
Quoi qu'il en soit, la nomination de Warsh a mis fin brutalement au vent d'euphorie qui soufflait sur le marché des métaux précieux. Après un violent décrochage, l'or et l'argent reprennent le chemin de la hausse, mais non sans avoir laissé quelques plumes : le métal jaune gagne 3%, vers 4 920 USD l'once (il avait testé les 5 500 USD la semaine dernière), tandis que l'argent progresse de 4,8%, vers 86,8 USD l'once (contre 120 USD il y a quelques jours).
"Nous pensons que l'escalade des tensions géopolitiques a été le principal moteur de la hausse de l'or, son rôle de valeur refuge face à la volatilité géopolitique étant fortement recherché dans un contexte de tensions internationales accrues", note-t-on chez Berenberg.
Pour les analystes, l'or est à un niveau très attractif d'environ 4 800 USD/oz.
Quant à l'argent, "la correction à environ 80 USD/oz paraît plus judicieuse pour une matière première où l'offre et la demande demeurent très tendues".
Les valeurs en mouvement
A mi-séance, Paris doit composer avec le net repli de Publicis, lanterne rouge du CAC (-7,4%). Le groupe a confirmé une croissance organique de 4 à 5% en 2026 et une marge opérationnelle légèrement supérieure à 18,2%, mais la légère baisse du résultat net à 1,65 MdEUR et l'effort d'investissement de 900 MEUR dans l'IA déclenchent des dégagements.
Akzo Nobel (-6,8%) recule franchement après des perspectives 2026 jugées trop prudentes. Si l'EBITDA ajusté du 4e trimestre ressort à 309 MEUR et que le groupe vise au moins 1,47 MdEUR en 2026, avec une marge supérieure à 16%, la légère révision en baisse des objectifs et l'absence de reprise attendue des marchés finaux refroidissent le marché, malgré une génération de trésorerie solide.
Pandora (-5,6%) rend une partie de ses gains après l'euphorie de la veille. Jefferies refroidit le dossier en abaissant sa recommandation à "conserver", contre "acheter" auparavant, avec un objectif de cours fixé à 530 couronnes danoises, incitant à des prises de bénéfices rapides sur le bijoutier.
Amundi ( 4%) retrouve de l'allant après une publication solide. Le gestionnaire d'actifs affiche des encours à 2 380 MdsEUR fin 2025 ( 6%) et une collecte nette au 4e trimestre de 20,9 MdsEUR, au-delà des attentes. Les revenus nets ajustés progressent de 8,2% au quatrième trimestre et le groupe annonce un dividende de 4,25 EUR, ainsi qu'un rachat d'actions de 500 MEUR, des signaux bien accueillis par le marché malgré un chiffre d'affaires annuel en léger retrait.
Evotec ( 9%) bondit nettement en début de séance après le revirement de Berenberg. La banque initie la couverture du dossier à l'achat, avec un objectif de cours fixé à 10 EUR, mettant en avant le positionnement clé du groupe dans l'externalisation de la R&D pharmaceutique. La lecture plus favorable de la valorisation et du potentiel de normalisation de la demande déclenche un afflux d'acheteurs sur le titre.
Amazon et RWE ont signé un accord d'achat d'électricité (PPA) pour 110 mégawatts (MW) provenant du parc éolien offshore Nordseecluster B, en Allemagne, opéré par RWE.
Enfin, Amundi grimpe de près de 5% et signe ainsi la meilleure performance du SBF 120, porté par la publication de résultats de bonne facture au titre de son 4e trimestre 2025.
De l'autre côté de l'Atlantique, sont attendues (entre autres) les publications de Merck, PepsiCo, Amgen, AMD ou encore Pfizer.
Des statistiques et des chiffres
Sur le front des données macroéconomiques, les prix à la consommation en France progresseraient de 0,3% sur un an en janvier 2026, après 0,8% en décembre. Sur un mois, ils reculeraient de 0,3%, après 0,1% en décembre, rapporte l'estimation provisoire de l'Insee.
Par ailleurs, le déficit du budget de l'État français a été ramené à 124,7 milliards d'euros à fin décembre 2025, contre 156,3 milliards d'euros un an plus tôt, soit une amélioration de 31,6 milliards d'euros, montrent des données publiées mardi matin par le secrétariat d'État au Budget.
Enfin, le Brent recule de 0,1% à Londres, autour de 66,2 USD le baril. L'euro est parfaitement stable face au billet vert, à 1,179 USD.
C'est le sujet du début de semaine : la nomination de Kevin Warsh à la présidence de la Fed fait jaser des deux côtés de l'Atlantique et les marchés tentent d'en savoir plus sur le successeur de Jerome Powell. Vrai faucon ? Faux faucon ? Trumpiste convaincu ou vrai opportuniste ?
"Kevin Warsh ne devrait pas bouleverser les perspectives de taux à court terme, mais son influence pourrait se faire sentir sur la gestion du bilan", soulignent ce matin les équipes de Danske Bank.
Les analystes rappellent que Warsh plaide pour un bilan plus restreint et qu'il s'est opposé à l'assouplissement quantitatif (QE) lors de son précédent mandat au Conseil des gouverneurs de la Fed. "Si Warsh obtient gain de cause, les conditions de liquidité en dollars devraient se resserrer à nouveau", anticipe la banque.
Un faucon plane sur la Fed, l'or y laisse des plumes
Quoi qu'il en soit, la nomination de Warsh a mis fin brutalement au vent d'euphorie qui soufflait sur le marché des métaux précieux. Après un violent décrochage, l'or et l'argent reprennent le chemin de la hausse, mais non sans avoir laissé quelques plumes : le métal jaune gagne 3%, vers 4 920 USD l'once (il avait testé les 5 500 USD la semaine dernière), tandis que l'argent progresse de 4,8%, vers 86,8 USD l'once (contre 120 USD il y a quelques jours).
"Nous pensons que l'escalade des tensions géopolitiques a été le principal moteur de la hausse de l'or, son rôle de valeur refuge face à la volatilité géopolitique étant fortement recherché dans un contexte de tensions internationales accrues", note-t-on chez Berenberg.
Pour les analystes, l'or est à un niveau très attractif d'environ 4 800 USD/oz.
Quant à l'argent, "la correction à environ 80 USD/oz paraît plus judicieuse pour une matière première où l'offre et la demande demeurent très tendues".
Les valeurs en mouvement
A mi-séance, Paris doit composer avec le net repli de Publicis, lanterne rouge du CAC (-7,4%). Le groupe a confirmé une croissance organique de 4 à 5% en 2026 et une marge opérationnelle légèrement supérieure à 18,2%, mais la légère baisse du résultat net à 1,65 MdEUR et l'effort d'investissement de 900 MEUR dans l'IA déclenchent des dégagements.
Akzo Nobel (-6,8%) recule franchement après des perspectives 2026 jugées trop prudentes. Si l'EBITDA ajusté du 4e trimestre ressort à 309 MEUR et que le groupe vise au moins 1,47 MdEUR en 2026, avec une marge supérieure à 16%, la légère révision en baisse des objectifs et l'absence de reprise attendue des marchés finaux refroidissent le marché, malgré une génération de trésorerie solide.
Pandora (-5,6%) rend une partie de ses gains après l'euphorie de la veille. Jefferies refroidit le dossier en abaissant sa recommandation à "conserver", contre "acheter" auparavant, avec un objectif de cours fixé à 530 couronnes danoises, incitant à des prises de bénéfices rapides sur le bijoutier.
Amundi ( 4%) retrouve de l'allant après une publication solide. Le gestionnaire d'actifs affiche des encours à 2 380 MdsEUR fin 2025 ( 6%) et une collecte nette au 4e trimestre de 20,9 MdsEUR, au-delà des attentes. Les revenus nets ajustés progressent de 8,2% au quatrième trimestre et le groupe annonce un dividende de 4,25 EUR, ainsi qu'un rachat d'actions de 500 MEUR, des signaux bien accueillis par le marché malgré un chiffre d'affaires annuel en léger retrait.
Evotec ( 9%) bondit nettement en début de séance après le revirement de Berenberg. La banque initie la couverture du dossier à l'achat, avec un objectif de cours fixé à 10 EUR, mettant en avant le positionnement clé du groupe dans l'externalisation de la R&D pharmaceutique. La lecture plus favorable de la valorisation et du potentiel de normalisation de la demande déclenche un afflux d'acheteurs sur le titre.
Amazon et RWE ont signé un accord d'achat d'électricité (PPA) pour 110 mégawatts (MW) provenant du parc éolien offshore Nordseecluster B, en Allemagne, opéré par RWE.
Enfin, Amundi grimpe de près de 5% et signe ainsi la meilleure performance du SBF 120, porté par la publication de résultats de bonne facture au titre de son 4e trimestre 2025.
De l'autre côté de l'Atlantique, sont attendues (entre autres) les publications de Merck, PepsiCo, Amgen, AMD ou encore Pfizer.
Des statistiques et des chiffres
Sur le front des données macroéconomiques, les prix à la consommation en France progresseraient de 0,3% sur un an en janvier 2026, après 0,8% en décembre. Sur un mois, ils reculeraient de 0,3%, après 0,1% en décembre, rapporte l'estimation provisoire de l'Insee.
Par ailleurs, le déficit du budget de l'État français a été ramené à 124,7 milliards d'euros à fin décembre 2025, contre 156,3 milliards d'euros un an plus tôt, soit une amélioration de 31,6 milliards d'euros, montrent des données publiées mardi matin par le secrétariat d'État au Budget.
Enfin, le Brent recule de 0,1% à Londres, autour de 66,2 USD le baril. L'euro est parfaitement stable face au billet vert, à 1,179 USD.