par Jeffrey Dastin
SAN FRANCISCO, 14 février (Reuters) - Amazon AMZN.O a
annoncé jeudi qu'il renonçait à son intention de construire un
deuxième siège à New York, le géant américain du commerce
électronique prenant ainsi acte de l'opposition exprimée par
nombre de responsables locaux aux modalités financières du
projet.
Dans un communiqué, le groupe basé à Seattle précise qu'il
n'entendait pas "à ce stade" se remettre en quête d'une
localisation de son deuxième siège alors que, avant d'opter pour
New York le 13 novembre, il avait reçu des propositions émanant
de plus de 200 villes d'Amérique du Nord.
"Nous mettrons en oeuvre comme prévu nos projets en Virginie
du Nord et à Nashville et nous continuerons d'embaucher dans nos
17 bureaux et plateformes technologiques répartis à travers les
Etats-Unis et le Canada", poursuit Amazon.
En novembre, le groupe avait dit qu'il allait se doter de
nouveaux bureaux pouvant accueillir jusqu'à 25.000 personnes à
New York et en Virginie du Nord, tout en disant que Nashville
(Tennessee) allait accueillir sa nouvelle plate-forme
opérationnelle pour la côte Est des Etats-Unis, ce qui devrait
entraîner la création de 5.000 emplois.
Les locaux new-yorkais alors retenus par le groupe se
trouvent dans le quartier de Long Island City, dans le Queens,
faisant face à Manhattan de l'autre côté de l'East River.
Mais de plus en plus d'élus locaux ont dénoncé les quelque
2,8 milliards de dollars (2,5 milliards d'euros) d'allègements
fiscaux et de mesures incitatives promis à Amazon dans le cadre
d'un accord secret négocié avec le gouverneur de l'Etat de New
York Andre Cuomo et par le maire de la ville Bill de Blasio.
Des sources avaient dit à Reuters qu'Amazon, qui n'avait pas
encore acheté de terrains pour son projet à New York, avait
commencé à changer son fusil d'épaule la semaine dernière.
"(...) pour Amazon, s'engager à construire un nouveau siège
suppose une collaboration positive avec les élus de la ville et
de l'Etat (...)", ajoute le groupe, dont le titre perdait 0,5%
vers la mi-séance à Wall Street, faisant moins bien qu'un indice
S&P 500 .SPX inchangé.
(Avec Arjun Panchadar et Supantha Mukherjee à Bangalore
Bertrand Boucey pour le service français, édité par Catherine
Mallebay-Vacqueur)