Alpine: Inquiétude sur l'avenir du site historique de Renault Sport à Viry-Chatillon (Essonne)
information fournie par Boursorama avec AFP 09/02/2026 à 08:18

( GETTY IMAGES NORTH AMERICA / MARK THOMPSON )

L'avenir de l'usine historique Alpine de Renault Sport à Viry Chatillon (Essonne) est compromis, a déclaré dimanche le maire de la ville Jean-Marie Vilain (parti Les Centristes), dénonçant une "trahison" du groupe Renault qui s'était engagé à y relancer des activités malgré l'arrêt du développement d'un moteur de F1.

Dans un communiqué publié dimanche, l'élu, qui est aussi conseiller régional d'Ile-de-France, dit avoir appris avec "stupéfaction" que "Renault renonçait à ses engagements concernant le site Alpine, ce qu'il devrait annoncer lors d'un comité social d'entreprise le 12 février".

Sur la base de discussions qu'il a eu avec un responsable du constructeur, l'élu affirme que le centre d'ingéniérie d'excellence promis par le constructeur après l'annonce de l'arrêt du développement d'un moteur de F1 en 2024, ne poursuivrait aucun des programmes sur lequel il s'était engagé, notamment le moteur à hydrogène.

"Ils nous ont roulés dans la farine, ils s'engagent sur quelque chose et se retirent, que Renault quitte la Formule 1, c'est un peu comme quand la France a arrêté le France ou le Concorde", a-t-il déploré auprès de l'AFP

Interrogée par l'AFP, une porte-parole d'Alpine n'a ni confirmé ni infirmé ces propos, mais a bien confirmé la tenue d'un CSE le 12 février, tout en précisant qu'aucun ordre du jour n'avait été rendu public.

"Les employés, inquiets, sentent que quelque chose tourne mal, malgré plusieurs victoires récentes remportées par Renault en endurance (WEC 2025) et au Rallye Paris-Dakar", a souligné M. Vilain.

"C'est une grosse déception pour le maire et l'enfant de Viry-Chatillon que je suis" a ajouté M. Vilain. "L'usine Renault Sport ou Alpine de Viry Chatillon a été créée par le pilote et constructeur de légende Amédée Gordini, c'est un site historique très important pour l'Essonne et pour le sport automobile", a-t-il ajouté. "Alain Prost était venu poser la première pierre de la nouvelle usine".

"Depuis l'abandon du moteur de F1, on se doute que c'est la fin du site, d'ailleurs beaucoup ont démissionné ou ont été recrutés par d'autres écuries", a pour sa part indiqué à l'AFP un représentant de la CGT Renault, qui n'avait pas encore été prévenu de la tenue d'un CSE.