Allemagne: Volkswagen sanctionné pour manquement aux règles sur la communication de résultats information fournie par Boursorama avec AFP 09/10/2026 à 17:04
Le gendarme financier allemand a infligé une amende de 1,2 millions d'euros à Volkswagen pour un manquement aux règles de communication d'une information privilégiée, le constructeur automobile n'ayant pas publié des prévisions de résultats meilleures qu'attendu par le bon canal de communication.
La société a été sanctionnée le 1er octobre pour avoir enfreint le règlement européen relatif aux abus de marché (MAR), a annoncé l'autorité de surveillance BaFin vendredi dans un communiqué.
Ses prévisions de résultats pour 2023 "se situaient nettement au-dessus des attentes du marché" et auraient "dû faire l'objet d’une communication immédiate au titre des obligations de publication ad hoc. Au lieu de cela, l'entreprise n'a publié cette information privilégiée que sous la forme d'un communiqué de presse", explique la Bafin.
L'aritcle 17 du règlement MAR impose aux sociétés cotées en Bourse de rendre publiques "dès que possible" les informations privilégiées, définies par la BaFin comme des informations "susceptibles d'influencer de manière significative" le cours des actions des sociétés en question.
Leur publication immédiate et par le bon canal doit permettre "d'éviter que des initiés tirent avantage de leur avance en matière d’information dans les opérations" financières, et "à ce que les investisseurs ne soient pas induits en erreur dans leurs décisions d'investissement", rappelle l'autorité financière.
Une telle infraction peut être sanctionnée par une amende allant jusqu'à 2,5 millions d'euros ou 2% du chiffre d'affaires annuel.
Avec cette amende, certes relativement peu élevée, c'est une année noire qui se poursuit pour le premier constructeur européen, deux semaines après l'annonce du rappel de 2,8 millions de véhicules Volkswagen et Audi dans le monde pour un risque de corrosion du système de direction.
En crise, le fleuron de l'automobile allemande a conclu début septembre un accord avec les syndicats prévoyant 50.000 suppressions d'emplois supplémentaires d'ici 2030, portant à environ 100.000 la réduction totale prévue des effectifs.
Le groupe est malmené par la concurrence chinoise, notamment en raison de son retard dans l'électrique.