Allemagne: faute d'investisseurs, BioNTech confirme la fermeture de trois sites information fournie par Boursorama avec AFP 28/09/2026 à 18:56
Le laboratoire allemand BioNTech, autrefois star de la vaccination anti-Covid, a confirmé lundi à ses salariés la fermeture de trois sites de production en Allemagne, faute d'investisseurs intéressés dans une conjoncture "difficile".
L'entreprise avait annoncé en mai l'arrêt de la production à Idar-Oberstein (ouest), Marbourg (ouest), à Singapour ainsi qu'au siège à Tübingen (sud-ouest) de son ancien rival racheté CureVac.
Environ 1.860 employés, soit près d'un quart des effectifs du groupe basé à Mayence (ouest), sont concernés par ces suppressions de postes.
BioNTech espérait être approché par des investisseurs pour une cession totale ou partielle des sites allemands d'ici fin septembre, en vain.
"Une raison majeure pour laquelle les ventes n’ont pas abouti est la situation actuelle difficile du marché et de l’investissement", explique une porte-parole du groupe pharmaceutique à l'AFP.
Elle souligne néanmoins "l'implication active" des autorités politiques régionales et fédérales, par exemple de la ville de Tübingen.
"Des entreprises et investisseurs internationaux, nationaux et de taille moyenne actifs dans les domaines de la production d’ARNm, d’anticorps, de plasmides, de médicaments biosimilaires ainsi que de thérapies cellulaires et géniques" ont été approchés, détaille-t-elle.
La fermeture des sites de Tübingen aura lieu fin 2027, de Marburg début 2028 et d'Idar-Oberstein fin 2028.
Elles rapporteront des économies annuelles d’environ 500 millions d’euros, qui financeront le recentrage sur l'oncologie, selon le communiqué.
BioNTech renvoie aussi à la lettre ouverte de plusieurs grands groupes pharmaceutiques européens inquiets du recul des investissements dans le secteur par rapport au reste du monde.
Fondée en 2008, le groupe cherche à tourner la page de la période faste du Covid-19 au début des années 2020, marquée par le développement avec l'américain Pfizer d'un des premiers vaccins à ARN messager contre le virus mondial.
Il a aussi annoncé en mars le départ surprise de ses cofondateurs, Ugur Sahin et Özlem Türeci, un couple de chercheurs allemands d'origine turque qui veut créer une société dédiée aux innovations dans l'ARN messager.