Airbus, une fin d'année en trombe
information fournie par Investir 28/01/2026 à 09:00

A350 airbus (Crédit: S. Ramadier / Airbus)

Les spéculations dans la presse, aidées d'indiscrétions, avaient vu juste: Airbus a livré l'an dernier 793 avions commerciaux, en hausse de 4 % par rapport à 2024. Le nombre avait fuité une semaine avant, laissant entendre que l'avionneur était parvenu à faire mieux que son objectif révisé en décembre, passé d'environ 820 aux alentours de 790 appareils. Le groupe avait dû abaisser ses ambitions en raison d'un problème de qualité chez un fournisseur sur des panneaux métalliques montés sur les A320.

La performance a tout de même été saluée en Bourse, même si le nombre final des livraisons s'est révélé un peu inférieur aux attentes les plus récentes des analystes, établies à 801 avions. L'objectif 2026 n'a pas encore été divulgué mais le consensus, selon FactSet, table actuellement sur un chiffre ambitieux de 905 unités, soit une progression de 14 %. Airbus a, par ailleurs, enregistré 889 commandes nettes (+ 7,6 %), portant son carnet de commandes à un niveau record de 8.754 avions.

La question des moteurs

Le constructeur européen a donc tenu son objectif après un dernier trimestre et un mois de décembre au rythme soutenu. Dans les trois derniers mois, 286 appareils ont été livrés, soit plus du tiers de l'année, et surtout 136 avions rien qu'en décembre, à quelques encablures de son record mensuel de 139. Les livraisons ont été dominées par les monocouloirs, avec 607 A320 et 93 A220, tandis que le groupe a continué d'élargir sa base de clients pour les A321XLR, A330neo et A350.

Le directeur général d'Airbus, Christian Scherer - qui laisse sa place cette année à Lars Wagner, précédemment directeur général de MTU Aero Engines -, s'est montré confiant dans l'atteinte de l'objectif de 75 monocouloirs produits par mois en 2027, une fois les problèmes de fournisseurs résolus. En effet, il a fait savoir que les difficultés rencontrées dans les livraisons de moteurs pour ses A320, plus particulièrement ceux fabriqués par Pratt & Whitney, perdurent. Airbus était ainsi toujours en discussion avec le motoriste canadien concernant les volumes qui lui seront fournis en 2026. L'an dernier, le manque de moteurs avait amené l'avionneur à produire des appareils sans moteurs (appelés ironiquement des planeurs), dont la livraison était intervenue en fin d'année. Or si le groupe faisait face mi-année à un «grand nombre de planeurs», il parle actuellement d'un «très petit nombre», «gérable».

Nous conseillons d'acheter le titre. Le constructeur poursuit la montée en cadence de sa production, gage d'une amélioration de ses performances financières.

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