Airbus, le sprint est lancé information fournie par Investir 23/09/2026 à 09:00
Ce n'est plus 90 mais 99 avions de ligne que doit livrer Airbus dorénavant chaque mois, d'ici à la fin de l'exercice, pour atteindre son objectif annuel. Comme d'habitude, la pression monte au second semestre chez le constructeur aéronautique, à chaque publication mensuelle de ses livraisons. Quelque 57 appareils ont rejoint leur flotte de destination en août, un nombre inférieur aux 61 de l'an dernier pour le même mois. En juillet, les livraisons avaient déjà ralenti, à 67 unités après les belles performances de juin (89) et mai (81). Le mois d'août n'est toutefois pas le plus dynamique et, par ailleurs, le printemps avait bénéficié d'une sorte de rattrapage grâce à la fin des problèmes liés aux panneaux de fuselage dans la famille des A320.
En outre, le groupe a reconnu que ses livraisons d'A330neo avaient été perturbées cet été après la découverte d'un défaut de qualité - un outil oublié au niveau de la queue d'un appareil sans mise en péril de la sûreté de celui-ci - l'amenant à inspecter les autres avions dans le processus de production. Les livraisons ont toutefois repris en août (1 A330 livré).
Le groupe franco-allemand vise cette année environ 870 appareils livrés, ce qui représenterait une progression de 9,7 % en milieu de cible sur un an et un nouveau record historique au-delà de celui de 2019 (à 863). Or avec 475 avions livrés fin août, soit une progression de 9,4 % sur un an, le constructeur maintient un rythme en rapport avec ses objectifs, grâce, notamment, à l'accélération dans les A320.
Préaccord
Autre nouvelle, Airbus, qui faisait face à un mouvement de grève sur ses sites espagnols civils et militaires (Getafe, Illescas, Albacete, Cadix, Tablada et San Pablo) a trouvé, le 4 septembre, un préaccord, sous médiation du gouvernement espagnol, avec les quatre syndicats majoritaires (deux syndicats contesteraient l'accord). La contestation portait essentiellement sur des revendications salariales et sur les conditions de travail. Le conflit, engagé en juillet, s'était transformé en grève illimitée à partir du 25 août et commençait à inquiéter les investisseurs. Un premier compromis avait été rejeté fin juillet. L'accord doit encore être approuvé via un référendum.
Nous recommandons d'acheter la valeur. Les performances financières sont appelées à croître fortement avec l'accélération des cadences. Les ratios de valorisation ne sont pas excessifs compte tenu des perspectives. Objectif: 245 €.
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